Liberia: le retour d'Ebola probablement dû à un survivant

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Le 9 mai, l'OMS avait annoncé que l'épidémie d'Ebola était terminée au Liberia, où elle a fait plus de 4800 morts.

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L'épidémie de fièvre hémorragique Ebola s'est déclarée au début de l'année 2014 en Guinée avant de gagner le Liberia puis la Sierra Leone. Le virus mortel touche de plus en plus de personnes. »

Agence France-Presse
Monrovia

La réapparition de l'épidémie d'Ebola au Liberia fin juin est probablement due à une contamination par un survivant encore porteur du virus, ont annoncé mercredi les autorités sanitaires, faisant état d'un deuxième décès dans cette chaîne de transmission.

Par ailleurs, pour la première fois depuis des mois, la plupart des cas dans les deux autres pays voisins touchés, la Guinée et la Sierra Leone, se concentrent dans les capitales - respectivement, 9 à Conakry  sur 13 et 10 à Freetown sur 14 - a souligné l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) dans son rapport hebdomadaire.

Au Liberia, où l'épidémie de fièvre hémorragique a repris après trois mois sans nouvelle contamination enregistrée, «l'origine du foyer continue à faire l'objet d'une enquête», précise l'OMS.

«Les premiers éléments du séquençage génomique suggèrent fortement que l'origine la plus probable de cette transmission est la réapparition du virus à partir d'un survivant à l'intérieur du Liberia», selon le rapport, excluant a priori une réintroduction par l'un des deux pays voisins touchés.

Au total, six malades ont été recensés, dont deux sont décédés, le deuxième ayant succombé lundi dans un centre de traitement d'Ebola à Monrovia, la capitale, a annoncé mercredi le responsable de la cellule nationale de crise contre Ebola, Francis Karteh.

«Nous avons désormais quatre cas (traités). Cela fait un total de six cas confirmés au Liberia, dont deux sont morts», a déclaré M. Karteh à la radio nationale.

La dernière victime en date, un soignant, était suivie par les autorités sanitaires pour avoir été au contact d'un des malades, mais aurait tenté de cacher sa contamination en prenant des médicaments pour faire baisser sa température, a déploré M. Karteh, appelant la population à la «transparence» pour vaincre le virus.

Ce malade a finalement été «transporté dans un état critique» à Monrovia, où il est mort, a-t-il ajouté, précisant: «Ebola n'est désormais plus confiné à la province de Margibi», au sud-est de la capitale, où un adolescent décédé le 28 juin a été testé positif au virus le lendemain de sa mort.

Le 9 mai, l'OMS avait pourtant annoncé que l'épidémie d'Ebola était terminée au Liberia, où elle a fait plus de 4800 morts.

L'épidémie en Afrique de l'Ouest, la plus grave depuis l'identification du virus en Afrique centrale en 1976, partie en décembre 2013 du Sud guinéen, a fait plus de 11 200 morts pour quelque 27 500 cas, un bilan sous-évalué, de l'aveu même de l'OMS.

Plus de 99% des victimes se concentrent en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia.

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