Ebola en Guinée: l'ONU salue l'«urgence sanitaire renforcée»

La Guinée fait partie, avec le Liberia et... (PHOTO MICHAEL DUFF, AGENCE FRANCE PRESSE)

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La Guinée fait partie, avec le Liberia et la Sierra Leone voisins, des pays les plus affectés par l'épidémie d'Ebola en cours depuis fin décembre 2013. Sur la photo, une rue désertée en Sierra Leone, à cause de l'Ebola.

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L'épidémie de fièvre hémorragique Ebola s'est déclarée au début de l'année 2014 en Guinée avant de gagner le Liberia puis la Sierra Leone. Le virus mortel touche de plus en plus de personnes. »

Agence France-Presse

Le chef de la Mission de l'ONU pour la lutte contre Ebola a salué dimanche l'instauration d'une «urgence sanitaire renforcée» dans cinq départements du sud-ouest et de l'ouest de la Guinée en raison d'une recrudescence de cas dans ces zones.

«Au nom de la communauté internationale, au nom des Nations unies, nous saluons cette décision courageuse», annoncée samedi soir par le président guinéen Alpha Condé, «je pense que le moment est opportun», a déclaré le Mauritanien Ismaïl Ould Cheikh Ahmed dans les médias publics.

«La Guinée a fait énormément d'efforts. Il y a eu des résultats très positifs, mais malheureusement, nous arrivons au moment le plus critique, (...) la dernière phase de la lutte contre Ebola», particulièrement autour de la capitale, «Conakry, dans les endroits urbains» où, «souvent, la lutte est le plus difficile», a ajouté M. Ould Cheikh Ahmed.

«Notre plus grand ennemi aujourd'hui, c'est le relâchement. Il est extrêmement important qu'on reste alerte», a-t-il dit, promettant de soutenir «les efforts du gouvernement durant cette phase».

Samedi soir, le président Condé a déclaré «l'urgence sanitaire renforcée» dans cinq préfectures (départements) du sud-ouest et de l'ouest face à une recrudescence de cas, alors que l'épidémie avait commencé à refluer de manière générale dans les trois pays les plus affectés (Guinée, Sierra Leone et Liberia), qui se sont fixé comme l'objectif commun d'avoir zéro cas à la mi-avril.

La décision sera en vigueur pendant 45 jours et concerne Forécariah, Dubréka, Coyah, Kindia et Boffa, zones de forte densité proches de Conakry, la capitale, où «des mesures rigoureuses vont être aussi prises pour renforcer la vigilance», selon Alpha Condé.

Ainsi, les établissements de santé où seront détectés de nouveaux cas seront temporairement fermés; tous les décès feront l'objet de test systématique; des «mesures de cantonnement et de confinement» seront appliquées en cas de besoin, entre autres mesures.

La Guinée fait partie, avec le Liberia et la Sierra Leone voisins, des pays les plus affectés par l'épidémie d'Ebola en cours depuis fin décembre 2013 et qui a fait plus de 10 300 morts sur quelque 25 000 cas, selon un bilan de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) arrêté au 22 mars.

À la même date, la Guinée comptait plus de 2200 décès sur plus de 3400 cas. Face à l'épidémie, il y a sept mois, le 13 août 2015, l'«urgence sanitaire nationale» a été instaurée dans ce pays, mesure toujours en vigueur sur tout le territoire, selon des sources sanitaires dimanche.

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