Ebola: les trois pays touchés veulent éradiquer le virus d'ici le 15 avril

Un homme soupçonné d'être infecté par le virus... (Photo Tanya Bindra, archives AP)

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Un homme soupçonné d'être infecté par le virus Ebola est transporté dans une ambulance à Kenema, en Sierra Leone.

Photo Tanya Bindra, archives AP

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L'épidémie de fièvre hémorragique Ebola s'est déclarée au début de l'année 2014 en Guinée avant de gagner le Liberia puis la Sierra Leone. Le virus mortel touche de plus en plus de personnes. »

Mouctar Bah
Agence France-Presse
Conakry

Les trois pays les plus touchés par le virus Ebola - Sierra Leone, Liberia, Guinée - se sont engagés à éradiquer le virus d'ici le 15 avril lors d'un sommet dimanche à Conakry.

Les chefs d'État des trois pays «se sont engagés à réaliser "l'infection zéro Ebola dans les 60 jours" à compter du 15 février 2015. Ils ont demandé à la communauté internationale de fournir l'appui nécessaire pour réaliser cet objectif», indiquent-ils dans un communiqué diffusé par la présidence de la Guinée.

Depuis le début de l'épidémie en décembre 2013, la maladie a fait 9177 morts et touché 22 894 personnes dans neuf pays d'après l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Tous les décès, sauf 15, sont intervenus dans ces trois pays.

Après un ralentissement, le nombre de malades touchés par la fièvre hémorragique Ebola a continué d'augmenter pour la deuxième semaine de suite, avec une forte hausse du nombre de cas en Guinée, a annoncé mercredi dernier l'OMS.

L'épidémie «continuera de handicaper les économies de la Guinée, du Liberia et de la Sierra Leone, même si les taux de transmission dans ces trois pays montrent des signes évidents de ralentissement», selon le communiqué diffusé à l'issue de cette rencontre à huis-clos entre les présidents Alpha Condé (Guinée) Ellen Johnson Sirleaf (Liberia) et Ernest Bai Koroma(Sierra Leone).

Lors du sommet, les trois pays ont voulu se doter «d'un plan harmonisé de riposte à Ebola et de relance économique qu'ils vont solidairement défendre lors du Sommet des partenaires bi et multilatéraux européens à Bruxelles le 3 mars».

L'épidémie pourrait coûter 6,2 milliards de dollars aux pays d'Afrique subsaharienne cette année, a estimé le 20 janvier la Banque mondiale (BM).

«Nous savons à quel point sur la base des expériences dans la lutte contre la polio par exemple, il est plus facile de passer de 100 à 10 que de passer de 10 à 0. Le relâchement est donc notre pire ennemi», a déclaré pour sa part Ismail Ould Cheick Ahmed, représentant spécial du secrétaire général de l'ONU pour Ebola.

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