Ebola: l'UA veut créer un centre de contrôle des maladies

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L'UA est longtemps restée atone et a mis de longs mois à réagir à l'épidémie d'Ebola, qui a débuté il y a près d'un an et fait 9000 morts depuis, principalement en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone.

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L'épidémie de fièvre hémorragique Ebola s'est déclarée au début de l'année 2014 en Guinée avant de gagner le Liberia puis la Sierra Leone. Le virus mortel touche de plus en plus de personnes. »

Agence France-Presse
ADDIS ABEBA

L'Union africaine prévoit de lancer un fonds Ebola ainsi qu'un Centre de contrôle des maladies, ont annoncé des responsables mercredi à Addis Abeba, alors que l'ONG Oxfam a exhorté les dirigeants africains à tenir leurs promesses d'injecter de l'argent dans les systèmes de santé du continent.

Le Commissaire de l'UA pour les Affaires sociales, Mustapha Sidiki Kaloko, a assuré que le Centre africain de prévention et contrôle des maladies serait opérationnel d'ici à la mi-2015.

«C'est une réalité, cela va se réaliser», a affirmé M. Kaloko, indiquant que le plus urgent serait la mise en place d'un «système d'alerte précoce» pour la détection des épidémies. «Nous devrions être prêts pour la prochaine fois, nous ne serons pas pris au dépourvu», a-t-il estimé.

«Nous commencerons avec un centre de coordination au sein de l'UA, puis nous mettrons en place huit centres régionaux», a expliqué M. Kaloko.

Un Fonds de solidarité Ebola de l'UA sera lancé vendredi à Addis Abeba, durant le Sommet des chefs d'État et de gouvernement de l'organisation.

L'UA est longtemps restée atone et a mis de longs mois à réagir à l'épidémie d'Ebola, qui a débuté il y a près d'un an et fait 9000 morts depuis, principalement en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone.

«Il est temps pour l'Afrique de mobiliser ces propres ressources en soutien de son développement et prendre en charge sa propre destinée», a déclaré mercredi la présidente de la Commission de l'UA, Nkosazana Dlamini-Zuma, qui elle-même avait attendu près de sept mois avant de se rendre enfin dans les pays concernés par l'épidémie d'Ebola.

Oxfam a de son côté appelé à un «Plan Marshall post-Ebola massif», en référence à l'aide économique et financière accordée par les États-Unis à l'Europe pour sa reconstruction après la Seconde Guerre mondiale.

«Cette catastrophe pourrait avoir été évitée si les gouvernements africains avaient mis sur pieds des systèmes de santé gratuits et dépensé plus pour la santé publique, conformément aux engagements qu'ils ont pris il y a 14 ans dans la déclaration d'Abuja», a estimé l'ONG dans un communiqué.

«Il est clair que l'architecture existante en Afrique pour la détection précoce des maladies, la réponse apportée et leur contrôle est globalement inadéquate», a poursuivi Oxfam.

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