L'OMS pense «pouvoir prendre le dessus» sur l'Ebola

Des travailleurs médicaux de la Croix-Rouge enfilent leurs... (PHOTO PASCAL GUYOT, ARCHIVES AFP)

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Des travailleurs médicaux de la Croix-Rouge enfilent leurs combinaisons protectrices avant de récupérer les corps de victimes de l'Ebola, à Monrovia, le 29 septembre.

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Virus Ebola

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Virus Ebola

L'épidémie de fièvre hémorragique Ebola s'est déclarée au début de l'année 2014 en Guinée avant de gagner le Liberia puis la Sierra Leone. Le virus mortel touche de plus en plus de personnes. »

Agence France-Presse
GENÈVE

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) pense pouvoir «prendre le dessus sur Ebola» après avoir atteint un premier but avec près de 70 % d'inhumations sûres des victimes du virus dans les trois pays les plus touchés.

Le Liberia et la Guinée ont atteint cet objectif de 70 % d'inhumations sûres et 70 % des cas traités, s'est félicité à Genève le Dr Bruce Aylward, adjoint au Directeur général de l'OMS

La Sierra Leone atteint ces proportions «dans la plupart des endroits du pays», mais plus difficilement à l'ouest où l'épidémie continue de se propager, selon l'organisation sanitaire qui espère que le pays y arrivera «d'ici quelques semaines».

L'ONU s'est ainsi fixée le 1er janvier pour atteindre 100 % de cas traités et 100 % d'inhumations sûres des victimes du virus et espère atteindre le zéro nouveau cas d'ici six mois.

Les corps des victimes du virus Ebola, tout comme les fluides des malades (sueur, salive, etc.), sont les principaux vecteurs de propagation du virus. En août, en Afrique de l'Ouest, près de 60 % des nouvelles infections avaient lieu lors des enterrements.

«Nous pouvons très certainement prendre le dessus sur Ebola (...) Nous sommes dans une situation très différente d'il y a 2 mois», a ajouté le responsable de l'OMS, précisant cependant que «cela ne suffira pas pour atteindre le seuil zéro de nouveaux cas. Pour cela, d'autres mesures sont nécessaires».

Le Dr Bruce Aylward a tenu à rappeler que la transmission du virus dans ces trois pays restait à un niveau élevé, avec 1100 nouveaux cas par semaine, contre mille il y a deux mois. «Il y a un danger à ce que les gens soient moins vigilants», a-t-il prévenu.

Quelque 20 000 personnes devront s'impliquer, notamment des personnels locaux, pour atteindre les nouveaux objectifs. L'OMS prévoit aussi de passer à 450 employés internationaux sur le terrain contre 250 aujourd'hui.

Le financement reste de ce fait un point crucial de la réponse apportée face à l'Ebola.

Sur les 1,55 milliard de dollars demandés par les agences de l'ONU, 920 ont pour le moment été versés, obligeant l'OMS à effectuer «des choix» sur le terrain.

«Beaucoup de choses ont été faites pour faire des économies», selon le spécialiste qui a déclaré que plusieurs centres de traitement utilisaient par exemple des générateurs de 15 watts ou seulement une ambulance alors que deux seraient nécessaires.

Or pour «éradiquer totalement le virus», les coûts vont nécessairement devoir augmenter.

Près de 7000 personnes sont mortes du virus Ebola en Afrique de l'Ouest, selon le dernier bilan de l'OMS, rendu public samedi.

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