Des scientifiques identifient des zones de vulnérabilité du virus Ebola

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Le virus Ebola vu au microscope.

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L'épidémie de fièvre hémorragique Ebola s'est déclarée au début de l'année 2014 en Guinée avant de gagner le Liberia puis la Sierra Leone. Le virus mortel touche de plus en plus de personnes. »

Agence France-Presse
WASHINGTON

Des scientifiques ont identifié, grâce à une imagerie en 3D, des zones de vulnérabilité du virus Ebola sur lesquelles agit le ZMapp, un cocktail expérimental d'anticorps qui pourrait avoir aidé certains malades à guérir, selon une recherche américaine.

Les images en 3D «nous indiquent exactement où cibler le virus avec des anticorps ou d'autres traitements», explique Erica Ollmann Saphire, biologiste à l'Institut de recherche Scripps en Californie, l'un des auteurs.

«Maintenant que nous savons comment le ZMapp s'attaque à Ebola, on peut comparer et voir comment d'autres anti-viraux expérimentaux agissent et essayer de formuler des cocktails plus efficaces», explique-t-elle.

Bien que cinq patients sur sept traités avec le ZMapp en août aient survécu, les chercheurs n'étaient pas sûrs du rôle de ce cocktail d'anticorps dans leur guérison.

Le cocktail empêche le virus de pénétrer dans les cellules et avertit le système immunitaire de sa présence dans l'organisme, déclenchant une réaction anti-virale, explique les auteurs l'étude, parue lundi dans les Comptes rendus de l'académie nationale des sciences (PNAS).

Bien que le virus Ebola ait procédé à plus de 300 changements génétiques au cours de l'épidémie actuelle, selon une recherche publiée dans la revue Science en août, cette nouvelle étude indique que les endroits sur lesquels le ZMapp agit n'ont pas connu de mutations.

Ces derniers travaux ont été menés dans le cadre d'un consortium de recherche sur des immunothérapies contre Ebola financées par les Instituts américains de la santé (NIH), qui testent des anticorps provenant de 25 laboratoires dans le monde.

La prochaine étape du consortium sera d'étudier les nouveaux anticorps développés par les survivants de l'épidémie.

Le ZMapp, mis au point par la firme biomédicale Mapp Biopharmaceutical basée à San Diego (Californie), prévoit de démarrer des essais cliniques début 2015.

Les anticorps formant le ZMapp ont été initialement isolés par un laboratoire de l'Agence de santé publique du Canada et l'Institut de recherche des maladies infectieuses de l'armée américaine.

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