Le dernier malade d'Ebola aux États-Unis quitte l'hôpital

Craig Spencer s'est dit fier de faire partie... (Photo: Reuters)

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Craig Spencer s'est dit fier de faire partie des bénévoles s'étant rendus sur le terrain pour soigner les malades d'Ebola, et a rendu hommage aux médecins guinéens qu'il y a rencontrés.

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L'épidémie de fièvre hémorragique Ebola s'est déclarée au début de l'année 2014 en Guinée avant de gagner le Liberia puis la Sierra Leone. Le virus mortel touche de plus en plus de personnes. »

Brigitte DUSSEAU
Agence France-Presse
New York

Un jeune médecin américain qui avait contracté le virus Ebola en Guinée a quitté mardi, guéri et sous les applaudissements, l'hôpital de New York où il était soigné, dernier cas d'Ebola aux États-Unis.

Selon la Maison blanche, le président Barack Obama a appelé Craig Spencer depuis Pékin pour saluer son «dévouement et sa compassion dans le combat contre cette maladie, en première ligne en Afrique de l'Ouest».

«New York est libre d'Ebola», s'est félicité lors d'une conférence de presse particulièrement joyeuse le maire de New York, Bill de Blasio. Le médecin de 33 ans, extrêmement souriant, a été embrassé par M. de Blasio, son épouse Chirlane McCray et plusieurs membres de l'équipe médicale.

Craig Spencer, qui s'était rendu en Guinée pendant cinq semaines, comme bénévole pour Médecins sans Frontières (MSF), était le seul cas d'Ebola enregistré dans la plus grande ville américaine, et un des neuf cas traités aux États-Unis. Huit d'entre eux ont guéri, un patient est décédé.

«Je suis aujourd'hui guéri et je ne suis plus contagieux», s'est réjoui le jeune médecin, qui avait été hospitalisé en urgence à l'hôpital Bellevue à Manhattan le 23 octobre, après avoir constaté qu'il était fiévreux et montrait des symptômes de la fièvre hémorragique qui a tué près de 5.000 personnes en Afrique de l'Ouest.

Le maire de New York l'a qualifié de «héros» et d'«inspiration face aux défis qu'il a dû affronter». Le jeune homme a remercié les équipes médicales pour leur «formidable soutien».

Après son hospitalisation, les autorités new-yorkaises inquiètes avaient mis en quarantaine sa fiancée et deux de ses amis, et reconstitué frénétiquement son emploi du temps et tous ses déplacements à New York, des métros qu'il avait empruntés aux restaurant, café et bowling où il s'était rendu.

Hommage aux médecins guinéens 

Les gouverneurs du New Jersey et de New York, Chris Christie et Andrew Cuomo, avaient annoncé une quarantaine obligatoire pour les personnes de retour d'Afrique de l'Ouest qui avaient été en contact avec des malades, une mesure controversée témoignant de l'inquiétude générée par le virus.

Mardi, Craig Spencer s'est dit fier de faire partie des bénévoles s'étant rendus sur le terrain pour soigner les malades d'Ebola, et a rendu hommage aux médecins guinéens qu'il y a rencontrés. «Ce sont les vrais héros», a-t-il affirmé.

Il a aussi insisté sur le fait qu'il ne fallait pas «stigmatiser» les personnels de santé à leur retour.

Après la quarantaine décrétée par les gouverneurs du New Jersey et de New York, une infirmière américaine revenant de Sierra Leone où elle avait soigné des malades d'Ebola avait été placée d'office en quarantaine pour 21 jours à son arrivée dans le New Jersey, alors qu'elle ne présentait aucun symptôme. Kaci Hickox avait combattu la mesure et un juge lui a rendu sa liberté de mouvement.

Neuf personnes ont été soignées pour Ebola aux États-Unis, dont la plupart avaient contracté la maladie en Afrique. La seule personne décédée était un Libérien hospitalisé à Dallas en octobre, Thomas Eric Duncan, après une erreur initiale de diagnostic. Deux infirmières l'ayant soigné avaient contracté le virus aux États-Unis, mais ont guéri.

Le gouverneur de l'État de New York Andrew Cuomo s'est félicité mardi de la guérison du docteur Spencer, soulignant qu'«une préparation adéquate et des précautions peuvent sauver des vies».

Au total, 289 personnes sont encore sous surveillance à New York pour d'éventuels symptômes d'Ebola, selon les autorités, parmi lesquelles la fiancée de Craig Spencer, dont la quarantaine a été levée mardi.

Les personnes surveillées sont des personnes revenant des pays d'Afrique de l'ouest touchés par le virus, du personnel médical de l'hôpital Bellevue, les ambulanciers ayant transporté Craig Spencer le 23 octobre, et ceux qui ont fait ses tests de sang après son hospitalisation.

Mais plus personne n'est soigné pour le virus aux États-Unis.

Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), l'épidémie a fait près de 5000 morts et plus de 13 000 cas ont été recensés, la majorité en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia.

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