New York sur le qui-vive après un premier cas d'Ebola

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«Il n'y a pas de raison pour les New-Yorkais de s'inquiéter», a déclaré le maire de la ville, Bill de Blasio (au centre), lors d'une conférence de presse, aux côtés du gouverneur de l'État de New York, Andrew Cuomo (à droite).

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Virus Ebola

L'épidémie de fièvre hémorragique Ebola s'est déclarée au début de l'année 2014 en Guinée avant de gagner le Liberia puis la Sierra Leone. Le virus mortel touche de plus en plus de personnes. »

Brigitte DUSSEAU
Agence France-Presse
NEW YORK

New York est «complètement préparée» pour faire face à Ebola, a affirmé son maire vendredi, après l'hospitalisation d'un médecin ayant contracté le virus en Guinée, premier cas de la maladie dans la plus grande ville américaine.

«Il n'y a pas de raison de s'inquiéter», a insisté le maire Bill de Blasio lors d'une conférence de presse, soulignant que New York avait le «meilleur système de santé publique au monde» et que la situation y était «gérée et bien gérée», avec des contacts notamment avec les autorités fédérales et les autres hôpitaux du pays ayant traité des malades d'Ebola.

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«Ebola est une maladie extrêmement difficile à attraper», a indiqué le maire, rappelant que le virus ne s'attrapait que par un contact direct avec les fluides corporels d'une personne contagieuse, à partir du moment où celle-ci avait de la fièvre.

Plus tôt dans la matinée, il avait d'ailleurs pris le métro, pour montrer que les New-Yorkais ne devaient rien changer à leurs habitudes quotidiennes.

Le médecin ayant contracté le virus, Craig Spencer, 33 ans, était vendredi en quarantaine à l'hôpital Bellevue à Manhattan, «dans un état stationnaire». «Il parle», a précisé la responsable des services de santé de la ville Mary Bassett.

Il avait été hospitalisé d'urgence jeudi, avec de la fièvre et des symptômes gastro-intestinaux, six jours après être rentré de Guinée où il aidait Médecins Sans Frontières (MSF) à traiter des malades d'Ebola.

«Toutes nos procédures de contrôle d'infection se sont parfaitement bien passées», a insisté Mme Bassett, tweetant régulièrement pour rassurer les New-Yorkais, entre deux interviews télévisées.

Le maire a souligné que Craig Spencer s'était rendu à l'hôpital immédiatement après avoir découvert qu'il avait de la fièvre: il avait 37,9° et non 39,4°comme indiqué initialement, a-t-il ajouté.

Les autorités ont depuis cherché à reconstituer minutieusement son emploi du temps, afin d'identifier toutes les personnes rencontrées et lieux fréquentés dans la ville de 8,4 millions d'habitants.

Ce spécialiste des situations médicales internationales d'urgence au Columbia University-New York Presbyterian Hospital avait essayé de s'isoler au maximum dans son appartement depuis son retour, limitant ses contacts et prenant sa température deux fois par jour.

Mais il avait pris plusieurs lignes de métro, était allé se promener sur la «High Line», la coulée verte de Manhattan. Mercredi, alors qu'il se sentait un peu faible, il était allé courir, avant d'aller jouer au bowling à Brooklyn dans la soirée. Il était allé dans un café, dans un restaurant. Il avait également pris un taxi Uber. Le bowling, fermé par précaution, a été inspecté et déclaré sans danger, tout comme le café. Le restaurant était en cours d'inspection vendredi. Uber a précisé que le chauffeur de taxi «n'était pas en danger».

Fiancée aussi en quarantaine

La fiancée du médecin, avec laquelle il vivait, a aussi été placée en quarantaine à l'hôpital Bellevue, l'un des cinq hôpitaux de Manhattan spécialement préparés pour traiter des malades d'Ebola.

Deux amis proches qu'il avait vus mardi et mercredi ont également été placés en quarantaine pour 21 jours. Son appartement à Harlem a été scellé. Des spécialistes en tenue de protection totale s'y sont rendus vendredi en fin de matinée, a constaté l'AFP.

Des tracts sur Ebola ont été distribués dans son quartier, afin de rassurer les voisins.

Craig Spencer est le premier cas détecté à New York, mais trois autres l'ont déjà été à Dallas (Texas, sud), dont un cas mortel, le Libérien Thomas Eric Duncan, décédé le 8 octobre.

Deux des infirmières qui avaient soigné M. Duncan avaient contracté le virus. L'une, Nina Pham, a été déclarée guérie par les autorités sanitaires vendredi matin et autorisée à quitter l'hôpital pour retourner au Texas.

«Elle n'a plus de trace du virus», ont indiqué les responsables de l'hôpital où elle était soignée à Bethesda, près de Washington.

Nina Pham s'est dite «particulièrement reconnaissante, en tant qu'infirmière, pour les soins qu'elle avait reçus».

Elle devait être reçue par le président Barack Obama dans l'après-midi à la Maison-Blanche.

L'autre infirmière, Amber Vinson, a peu après vendredi était également déclarée guérie par l'hôpital Emory près d'Atlanta (Géorgie, sud-est), qui a assuré qu'elle «n'avait plus de trace du virus Ebola» dans son sang, confirmant ce que sa famille avait annoncé mercredi soir.

Le Liberia, la Guinée et la Sierra Leone sont les trois pays les plus touchés par la fièvre hémorragique virale qui a déjà fait 4877 morts sur 9936 cas, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Live Blog Premier cas d"Ebola à New York

Fiancée aussi en quarantaine

La fiancée du médecin, avec laquelle il vivait, a elle aussi été placée en quarantaine à l'hôpital Bellevue, l'un des cinq hôpitaux de Manhattan spécialement préparés pour traiter des malades d'Ebola.

Deux amis proches qu'il avait vus mardi et mercredi ont également été isolés et son appartement à Harlem a été scellé.

«Il n'y a pas de raison pour les New-Yorkais de paniquer», a affirmé M. Cuomo, ajoutant qu'il avait parlé au président Barack Obama.

«Ebola ne se transmet pas comme la grippe», a insisté le gouverneur, rappelant qu'il fallait être en contact avec les fluides ou sécrétions du malade, quand celui-ci avait déjà développé les symptômes du virus. «Cela ne se transmet pas facilement», a-t-il répété.

Et il a souligné que Craig Spencer s'était rendu à l'hôpital immédiatement après avoir découvert qu'il avait de la fièvre : il avait 37,9° et non 39,4° comme indiqué initialement, a précisé M. Cuomo.

Pour rassurer les New-Yorkais, des tracts sur l'Ebola ont été distribués dans le quartier où habitait M. Spencer.

Les résultats des examens médicaux établissant que Craig Spencer a contracté le virus Ebola devaient être confirmés vendredi par les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

Craig Spencer est le premier cas détecté à New York, mais trois autres l'ont déjà été à Dallas au Texas, dont un cas mortel, le Libérien Thomas Eric Duncan, décédé le 8 octobre.

Deux des infirmières qui avaient soigné M. Duncan ont contracté le virus. L'une, Nina Pham, a été déclarée guérie par les autorités sanitaires et a quitté l'hôpital vendredi matin, l'autre, Amber Vinson, a été déclarée guérie par sa famille mercredi, ce qu'ont confirmé les autorités aujourd'hui.

Le Liberia, la Guinée et la Sierra Leone sont les trois pays les plus touchés par la fièvre hémorragique virale qui a déjà fait 4877 morts sur 9936 cas, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Mercredi, le président Barack Obama avait fait part de son optimisme face à l'évolution de la situation concernant l'Ebola aux États-Unis.

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