Obama juge que la fermeture des frontières serait contre-productive

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Le président américain Barack Obama a parlé aux médias dans le Bureau ovale à l'issue d'une réunion avec l'équipe chargée d'organiser la riposte face à l'épidémie

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L'épidémie de fièvre hémorragique Ebola s'est déclarée au début de l'année 2014 en Guinée avant de gagner le Liberia puis la Sierra Leone. Le virus mortel touche de plus en plus de personnes. »

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Le président américain Barack Obama estimé jeudi que la fermeture des frontières pour les personnes en provenance des pays africains foyer de l'épidémie d'Ebola serait contre-productive, évoquant par ailleurs la possible nomination d'un responsable pour coordonner les efforts au niveau fédéral.

«Je n'ai pas d'objection philosophique à une interdiction des voyages, mais toutes les discussions avec les experts montrent que cela serait moins efficace que les mesures (de contrôle aux aéroports) que nous avons mises en place», a déclaré M. Obama dans le Bureau ovale à l'issue d'une réunion avec l'équipe chargée d'organiser la riposte face à l'épidémie.

Pour le président américain, une telle initiative risquerait de pousser les personnes originaires des pays concernés, Guinée, Liberia, Sierra Leone, à utiliser d'autres moyens de transport pour rejoindre d'autres pays et à dissimuler leur pays de provenance.

«Nous pourrions, in fine, disposer de moins d'informations sur qui est porteur du virus», a-t-il mis en garde en réponse aux demandes en ce sens formulées par de nombreux élus du Congrès.

Interrogé sur la possibilité de nommer un «tsar», une personne qui serait chargée de la coordination au niveau fédéral de l'ensemble des démarches engagées pour lutter contre le virus, M. Obama a affirmé qu'il pourrait prendre une telle initiative.

«Ce pourrait une bonne chose de nommer quelqu'un d'autre», a-t-il déclaré, tout en soulignant qu'il ne s'agissait pas d'une remise en cause du travail effectué par la ministre de la Santé Sylvia Burwell ou le Dr Thomas Frieden, directeur des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

Le président américain a par ailleurs souligné que s'il comprenait que les Américains aient «peur» face à ce virus, il était indispensable de remettre les choses en perspective.

«Je veux que tout le monde comprenne que c'est une maladie très difficile à attraper» a-t-il martelé.

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