Ebola: 1ere infection aux États-Unis confirmée

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La patiente travaillait au centre hospitalier Texas Health Presbyterian de Dallas, où a été soigné et est mort le Libérien Thomas Eric Duncan le 4 octobre. Elle faisait partie de l'équipe qui l'a traité après son hospitalisation le 28 septembre.

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L'épidémie de fièvre hémorragique Ebola s'est déclarée au début de l'année 2014 en Guinée avant de gagner le Liberia puis la Sierra Leone. Le virus mortel touche de plus en plus de personnes. »

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Kerry SHERIDAN
Agence France-Presse
WASHINGTON

L'annonce de cette contamination a ravivé les craintes sur la capacité des États à contenir la plus grave épidémie du virus Ebola en Afrique de l'Ouest depuis l'identification du virus en 1976, et sur les mesures de protection adoptées.

La fièvre hémorragique a fait 4033 morts sur 7399 cas recensés dans 7 pays - surtout en Guinée, Sierra Leone et Liberia, mais aussi Nigeria, Sénégal, Espagne et États-Unis -, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), arrêté au 8 octobre.

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Aucun vaccin ni traitement homologué n'existe pour l'instant contre le virus, qui se transmet par contact direct avec des fluides corporels lorsque le malade a développé les symptômes (fièvre, vomissements, courbatures, douleurs). Les personnels soignants sont équipés de tenues de protection.

Les Centres fédéraux américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) ont confirmé l'exactitude des tests effectués à l'hôpital de Dallas samedi soir. Les différentes déclarations des autorités sanitaires au fil de la journée, y compris du directeur des CDC le Dr Thomas Frieden, laissaient peu de doutes.

Reste que l'hôpital de Dallas a insisté sur le fait que la soignante infectée - qui a demandé une confidentialité totale sur son identité - portait l'équipement (masque, gants, tenue de protection) recommandé par les CDC.

Les autorités sanitaires ont confié être «très inquiètes» après cette contamination en dépit des protections.

La patiente travaillait au centre hospitalier Texas Health Presbyterian de Dallas, où a été soigné et est mort le Libérien Thomas Eric Duncan le 4 octobre. Elle faisait partie de l'équipe qui l'a traité après son hospitalisation le 28 septembre.

«Nous ignorons ce qu'il s'est passé au cours du traitement du patient de référence, c'est-à-dire le premier cas traité à Dallas, mais à un certain moment, il y a eu une faille dans le protocole qui a causé l'infection», a relevé le docteur Frieden.

«À coup sûr, le protocole n'a, malheureusement et par inadvertance, pas été suivi», a estimé sur ABC le Dr Anthony Fauci, directeur de l'Institut américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID), la contamination d'un soignant «arrive très rarement» depuis l'identification du virus en 1976.

Espoir pour l'aide-soignante espagnole 

C'est le deuxième cas de contamination hors d'Afrique, après celui de Teresa Romero, une aide-soignante de 44 ans, qui avait contracté le virus en soignant un missionnaire mourant rapatrié de Sierra Leone. Elle aurait pu toucher son visage avec un gant infecté, selon l'hôpital où elle est soignée depuis lundi à Madrid.

Sa santé s'améliore avec une diminution de la charge virale, a annoncé dimanche Fernando Simon, directeur du Centre d'alertes sanitaires et de secours espagnol.

Sa santé est source «d'un certain espoir» car elle n'a plus de fièvre, a-t-il relevé, prônant néanmoins la prudence car son état reste «grave mais stable».

La soignante américaine infectée a indiqué, selon les responsables sanitaires, qu'elle n'avait pas connaissance d'un quelconque non-respect du protocole.

Le Dr Dan Varga, des services de santé du Texas, a précisé à la presse qu'elle se trouvait dans un «état stable».

Aux dernières nouvelles, elle présente de «légers symptômes» et une «faible fièvre», a indiqué le docteur Frieden.

La Maison-Blanche a fait savoir que le président Barack Obama avait discuté par téléphone avec la ministre de la Santé Sylvia Burwell, insistant notamment sur le fait que les résultats de l'enquête à Dallas sur les circonstances de cette infection devraient être partagés «rapidement et largement» et que les hôpitaux devaient être invités à davantage de précautions.

De son côté, le juge Clay Jenkins, du comté de Dallas, s'est voulu rassurant: «Vous ne pouvez pas contracter Ebola en marchant à côté de quelqu'un dans la rue ou en étant en contact avec quelqu'un qui ne présente pas de symptômes». «Ce n'est pas une nouvelle qui devrait faire paniquer», a-t-il relevé.

Le Royaume-Uni est prêt

Par précaution, de nombreux pays dans le monde multiplient le contrôle aux frontières des voyageurs venant des trois pays les plus touchés.

Aux États-Unis, le dépistage a commencé samedi à l'aéroport J.F. Kennedy de New York et se déroule «sans incident», a rapporté le docteur Frieden dimanche matin. Ils devraient être étendus «jeudi» aux quatre autres aéroports prévus (Newark, Atlanta, Chicago, Washington).

Le Canada a conseillé à ses ressortissants de quitter ces pays «tant que des vols commerciaux sont encore disponibles».

Le Royaume-Uni s'est dit prêt à faire face à une éventuelle arrivée du virus sur son territoire après un exercice de grande ampleur impliquant des centaines de personnes.

Par ailleurs, en milieu d'après-midi, le Dr Phil Smith du Nebraska Medical Center à Omaha où est traité Ashoka Mukpo, un cameraman américain de NBC de 33 ans infecté au Liberia, a précisé qu'il avait effectué de «gros progrès». «Il répond bien aux traitements», a-t-il souligné.

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