Ebola: le Canada enverra un autre laboratoire en Afrique

Une travailleuse de la Croix-Rouge retire ses vêtements... (PHOTO PASCAL GUYOT, AFP)

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Une travailleuse de la Croix-Rouge retire ses vêtements protecteurs après avoir transporté une victime du virus Ebola, le 4 octobre à Monrovia.

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Virus Ebola
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L'épidémie de fièvre hémorragique Ebola s'est déclarée au début de l'année 2014 en Guinée avant de gagner le Liberia puis la Sierra Leone. Le virus mortel touche de plus en plus de personnes. »

La Presse Canadienne
OTTAWA

Le Canada déploiera un deuxième laboratoire mobile en Afrique de l'Ouest pour lutter contre l'éclosion d'Ebola.

La ministre de la Santé, Rona Ambrose, a indiqué que Santé publique Canada avait envoyé un laboratoire mobile, ainsi que deux scientifiques supplémentaires en Sierra Leone.

S'exprimant samedi par voie de communiqué, la ministre a fait savoir que ces effectifs rejoindraient l'équipe déjà sur place à Kailahun, tandis qu'un troisième chercheur quittera le Canada mardi.

Une équipe liée à un laboratoire mobile continuera de fournir de l'aide afin d'établir des diagnostics rapides, en collaboration avec les travailleurs locaux de la santé, afin d'identifier rapidement l'Ebola.

La deuxième équipe de laboratoire mobile travaillera avec Médecins sans frontières (MSF) pour surveiller l'efficacité des mesures de prévention des infections comme les stations de lavage pour les mains, les masques faciaux et les sites de stockage des déchets pour éviter que la maladie ne se répande encore davantage.

Un aspect inhabituel de cette épidémie est le fait que les travailleurs des services de santé ont continué à se retrouver infectés même après l'ouverture de centres de traitement de MSF, un organisme reconnu pour ses protocoles rigoureux visant à protéger le personnel médical.

Par le passé, ces infirmiers et médecins étaient durement touchés dans les premiers jours d'une éclosion, avant que la maladie ne soit identifiée. Mais une fois que MSF s'installait et ouvrait des cliniques, ces infections prenaient fin.

Vendredi, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait savoir qu'en date du 1er octobre, 1382 membres du personnel soignant avaient été contaminés par l'Ebola, et que 216 d'entre eux étaient morts.

Selon le gouvernement, de l'aide permettant d'obtenir des résultats en laboratoire en quelques heures seulement est essentielle pour réagir effectivement à une épidémie d'Ebola, puisque cela donne l'occasion d'isoler plus rapidement les malades et offrir des soins aux gens infectés.

L'une des personnes qui se rendront en Sierra Leone est le Dr Gary Kobinger, responsable de la section des pathogènes spéciaux au Laboratoire national de microbiologie. Ce dernier, qui a déjà effectué en passage en Sierra Leone cet été, s'est rendu en République démocratique du Congo, qui est aux prises avec une autre épidémie d'Ebola, bien moins importante, qui semble être de plus en plus sous contrôle.

Le concept de laboratoire mobile, élaboré par le Canada, a permis d'accélérer le processus visant à déterminer la présence du virus pour que les malades puissent être isolés des gens en santé.

Le Dr Taylor reconnaît que la taille extraordinaire de l'éclosion - qui devrait se poursuivre pendant encore plusieurs mois - impose une forte pression sur les ressources. Les équipes ne peuvent être maintenues sur le terrain que pendant quelques semaines, afin d'assurer leur sécurité.

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