Ebola: un antiviral japonais sera testé en Guinée en novembre

Il n'existe aujourd'hui aucun traitement homologué pour lutter... (Photo Abbas Dulleh, AP)

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Il n'existe aujourd'hui aucun traitement homologué pour lutter contre le virus Ebola, dont la pire épidémie jamais enregistrée frappe actuellement quatre pays d'Afrique de l'Ouest.

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L'épidémie de fièvre hémorragique Ebola s'est déclarée au début de l'année 2014 en Guinée avant de gagner le Liberia puis la Sierra Leone. Le virus mortel touche de plus en plus de personnes. »

Agence France-Presse
PARIS

Un institut français, l'INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale), va tester l'antiviral japonais favipiravir (Avigan), l'un des traitements expérimentaux contre le virus Ebola, en Guinée en novembre prochain, a indiqué l'un de ses spécialistes.

L'essai thérapeutique devrait être mené à partir de début novembre sur une soixantaine de patients en Guinée, a précisé le Pr Jean-François Delfraissy qui dirige l'Institut de microbiologie et des maladies infectieuses de l'INSERM, dans une interview publiée samedi dans le quotidien Le Monde.

«Nous regarderons comment cette molécule est tolérée chez l'homme à forte dose, si elle a un effet sur la charge virale et sur la mortalité» a-t-il ajouté.

Le Pr Delfraissy avait déjà annoncé à l'AFP vendredi qu'un essai aurait lieu en Guinée, mais sans fournir de date ni de précisions sur le nombre de patients traités.

Il n'existe aujourd'hui aucun traitement homologué pour lutter contre le virus Ebola, dont la pire épidémie jamais enregistrée frappe actuellement quatre pays d'Afrique de l'Ouest.

Divers traitements expérimentaux existent en revanche à travers le monde, mais ces produits ne sont généralement pas disponibles en grosses quantités.

Parmi ceux-ci figure le favipiravir, un antiviral homologué en mars dernier au Japon contre la grippe, mais qui pourrait également avoir un effet sur Ebola et qui a comme principal avantage de pouvoir être administré sous la forme de comprimés, plus faciles à utiliser dans des zones aux infrastructures médicales limitées.

Un porte-parole de la société japonaise Toyama Chemical, une filiale de Fujifilm, qui a développé l'antiviral, avait assuré en août disposer de «réserves suffisantes pour plus de 20 000 personnes».




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