Ebola: les Américains adoptent des mesures plus musclées que Québec

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L'Université McGill a envoyé une lettre à environ 120 de ses étudiants provenant d'Afrique de l'Ouest ou susceptibles d'y avoir transité pour leur rappeler de consulter un médecin s'ils ne se sentent pas bien.

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Louise Leduc
La Presse

Au moment où les autorités américaines pressent les universités de mieux se préparer contre d'éventuels cas d'Ebola, le ministère de la Santé du Québec insiste auprès des cégeps et universités québécoises sur la nécessité d'éviter toute psychose à l'égard du virus.

«Il est important pour le ministère de la Santé et des Services sociaux de rassurer la population en lui rappelant que le risque d'importation du virus Ebola par l'entremise de voyageurs est faible», explique Marie-Claude Lacasse, responsable des relations avec les médias.

Si elle n'a pas été en mesure hier de nous transmettre la lettre envoyée aux directeurs de cégeps et d'universités, Mme Lacasse nous a dit que, en gros, il s'agissait de rappeler qu'en l'absence de symptômes précis, «aucune restriction n'est requise pour les personnes en provenance des pays touchés ou qui ont été en contact avec une personne de ces pays».

Aussi, dira la lettre en substance, «partager des lieux communs (salle de classe, cafétéria, autobus) avec une personne provenant de ces pays et qui ne présente pas de symptômes ne représente aucun risque», relate Mme Lacasse.

On rappelle aussi dans la lettre que des mesures ont été mises en place avec les autorités pour cibler les voyageurs provenant d'Afrique de l'Ouest, et on invite quiconque présenterait des symptômes s'apparentant à ceux du virus Ebola à consulter un médecin.

Du côté fédéral, Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada donnent quant à eux des conseils généraux sur leurs sites internet.

Laval prend l'initiative

De leur propre initiative, certaines universités y vont, elles, de précautions particulières.

Parmi celles-ci, c'est l'Université Laval, à Québec, qui semble le plus sur un pied d'alerte. Elle accueille en cette rentrée 35 étudiants provenant des pays touchés

Par exemple, depuis la fin du mois d'août, des rencontres d'accueil sont organisées afin de s'assurer «d'un suivi personnalisé auprès des étudiants des pays touchés», signale Andrée-Anne Stewart, porte-parole de l'Université Laval.

Un comité de coordination, où siègent des responsables de l'université et du personnel médical, a aussi été mis en place et suit l'évolution de la situation.

Les stages prévus en Afrique de l'Ouest ont aussi évidemment été annulés.

«L'Université Laval est prête, résume Mme Stewart. Elle a pris les mesures nécessaires pour informer au besoin les gestionnaires et les membres du personnel», indique-t-elle.

L'Université McGill a pour sa part envoyé une lettre à environ 120 de ses étudiants provenant d'Afrique de l'Ouest ou susceptibles d'y avoir transité pour leur rappeler de consulter un médecin s'ils ne se sentent pas bien.

À l'UQAM, «la question s'est posée aussi», note Jenny Desrochers, porte-parole. Le personnel chargé des échanges étudiants et de l'accueil des étudiants étrangers va se réunir sous peu pour réfléchir à la question, indique-t-elle.

Pendant ce temps, aux États-Unis, comme le rapportait mardi le New York Times, les Centres de contrôle et de prévention des maladies des États-Unis (CDC) ont dicté ces derniers jours des directives particulières aux universités et aux collèges américains, leur enjoignant notamment de faire remplir un questionnaire à chacun de leurs étudiants ayant séjourné en Guinée, au Liberia, au Nigeria et en Sierra Leone au cours des 21 jours précédents.

Les CDC américains demandent aussi aux collèges et aux universités de demander à leurs gens qui reviennent d'Afrique de l'Ouest de prendre leur température deux fois par jour pendant 21 jours.

Même si le risque que ces personnes aient été exposées au virus est faible, les CDC demandent aux collèges et aux universités d'appeler les autorités locales en santé publique afin de s'assurer de prendre les bonnes décisions.




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