L'Ukraine demande au Canada de convaincre le G7 de dénoncer la Russie

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Le président russe Vladimir Poutine

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Mike Blanchfield
La Presse Canadienne
Ottawa

Le chargé d'affaires de l'Ukraine au Canada demande au premier ministre Stephen Harper de convaincre ses homologues du G7 de prendre position contre la plus récente attaque russe contre son pays, mais affirme que l'Ukraine n'a pas besoin des armes de l'Occident.

Avant de se rendre au sommet du G7, qui commencera dimanche en Allemagne, M. Harper est arrivé tôt samedi matin dans la capitale ukrainienne, Kiev, dans un pays aux prises avec de nouvelles violences.

Cinq soldats ukrainiens ont été tués, mercredi, lors d'une attaque violente qui, selon des témoins, aurait inclus le déploiement d'artillerie lourde du côté russe, une apparente violation de l'accord de cessez-le-feu entre les deux pays.

Les informations quant au nombre de morts dans le camp des rebelles appuyés par la Russie varient grandement. Les rebelles avancent que 14 de leurs soldats ont été tués, tandis que l'armée ukrainienne parle de 80 morts.

Marko Shevchenko, chargé d'affaires de l'Ukraine au Canada, croit que l'une des mesures que pourraient envisager M. Harper et les autres leaders en réponse à la récente provocation russe serait l'imposition de sanctions additionnelles.

Il juge toutefois qu'une aide militaire du Canada et de ses alliés n'est pas nécessaire.

«Nous comprenons qu'il s'agit d'une question délicate. Nous comprenons qu'il devrait y avoir un consensus chez nos alliés et partenaires occidentaux», a indiqué M. Shevchenko en entrevue, jeudi, avant le départ de M. Harper.

Stephen Harper a dit essentiellement la même chose, jeudi, lorsqu'on lui a demandé s'il croyait que l'Occident devrait fournir des armes aux forces ukrainiennes.

«C'est évidemment une décision qui ne pourrait être prise que de concert avec nos alliés», a-t-il souligné.

Marko Shevchenko a applaudi le travail des 200 soldats des Forces canadiennes qui forment les troupes ukrainiennes.

«Le gouvernement canadien, dirigé par Stephen Harper, est le leader mondial lorsqu'il est question de fournir de l'assistance non létale à l'Ukraine», a-t-il déclaré.

Stephen Harper rencontrera le président Petro Porochenko et le premier ministre Arseni Iatseniouk lors de cette troisième visite en Ukraine depuis le début des violences, l'an dernier.

Le Canada offre aussi une aide financière à l'Ukraine pour l'aider à bâtir son économie chancelante, minée par la corruption. L'aide canadienne inclut 202 millions pour l'aide au développement et 400 millions de dollars de prêts à intérêts réduits.

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