Kiev dénonce une attaque rebelle près de Marioupol

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Des soldats ukrainiens du bataillon d'Azov mènent des exercices près de la ville de Marioupol.

Photo: AFP

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Olga NEDBAEVA, Ioulia SILINA
Agence France-Presse
Kiev et DONETSK

L'armée ukrainienne a accusé lundi les rebelles d'une attaque aux armes lourdes près du port stratégique de Marioupol, au sud de la ligne de front, ce qui illustre la fragilité de la trêve dans l'Est séparatiste du pays.

Le président Petro Porochenko a pour sa part annoncé dans une interview lundi soir que 64 soldats ukrainiens avaient été tués dans l'Est depuis le 15 février, date de l'entrée en vigueur du cessez-le-feu dans le cadre des accords de paix de Minsk, signés après la médiation du président français François Hollande et de la chancelière allemande Angela Merkel en présence du président russe Vladimir Poutine.

Après l'accalmie relative des derniers jours, les militaires ukrainiens ont affirmé être la cible d'une attaque dans le village de Chirokiné, situé 10 kilomètres à l'est de Marioupol, dernière grande ville contrôlée par Kiev dans l'Est rebelle.

La prise de Marioupol serait une étape clé dans la création d'un pont terrestre entre la Russie et la péninsule ukrainienne de Crimée, annexée il y a un an par Moscou, mais très dépendante de l'Ukraine pour satisfaire ses besoins vitaux.

En dépit de la trêve, beaucoup en Ukraine craignent que ce port sur les bords de la mer d'Azov ne devienne la prochaine cible des rebelles.

Selon l'armée, les séparatistes ont utilisé un char et des mortiers de 120 mm afin «d'évincer les unités ukrainiennes de Chirokiné».

Selon un responsable militaire ukrainien du secteur, Oleg Souchinski, les accrochages ont débuté à 10h00 du matin et se poursuivaient en fin d'après-midi. Quatre soldats ont été blessés.

Ilia Kiva, un responsable local du ministère de l'Intérieur, a pour sa part déclaré à l'AFP que la situation était «très grave» à Chirokiné, les forces ukrainiennes devant repousser l'attaque «pratiquement à mains nues» après avoir retiré leurs armes lourdes de cet endroit.

Missiles de croisière russes 

Parallèlement, le commandant des troupes de l'OTAN en Europe, Philip Breedlove a dénoncé la «militarisation» de la Crimée, où sont désormais déployés «des missiles de croisière qui couvrent pratiquement toute la mer Noire».

«Nous voyons que la Crimée est devenue une plate-forme de projection militaire», a-t-il poursuivi dans un entretien avec la chaîne de télévision ukrainienne 1+1.

Cette péninsule a été annexée en mars, après trois semaines d'occupation par les forces russes et à la suite d'un référendum qui n'a pas été reconnu par Kiev ni par la communauté internationale.

Vladimir Poutine, qui avait dans un premier temps nié la présence de ses troupes en Crimée, a expliqué à la télévision publique russe comment le rattachement de la Crimée avait été préparé dès la chute de l'ancien président prorusse ukrainien Viktor Ianoukovitch, le 22 février 2014.

M. Ianoukovitch avait fui Kiev après trois mois de contestation pro-européenne sur le Maïdan à Kiev, avant d'être destitué par le Parlement.

«J'ai fait venir au Kremlin les responsables de nos services secrets, du ministère de la Défense, et leur ai confié la mission de sauver la vie du président ukrainien», raconte Vladimir Poutine dans les extraits d'une émission à venir, diffusés par la chaîne de télévision Rossia 1.

«C'était dans la nuit du 22 au 23 février, nous avons fini vers 7 heures du matin. Et en nous quittant, j'ai dit à tous mes collègues: nous sommes contraints de commencer le travail visant à ramener la Crimée en territoire russe», poursuit le maître du Kremlin.

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