La Russie «ne compte faire la guerre à personne, mais coopérer avec tous»

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Le président russe Vladimir Poutine

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Agence France-Presse
MOSCOU

Le président russe Vladimir Poutine a affirmé samedi que la Russie «ne comptait faire la guerre à personne», au lendemain de discussions avec son homologue français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel, qui lui ont présenté un projet de plan de paix en Ukraine.

«Nous ne comptons faire la guerre à personne, nous comptons coopérer avec tous», a assuré le président russe, cité par l'agence de presse Interfax, alors que, quelques heures plus tôt, M. Hollande estimait que le plan de paix était «une des dernières chances» d'éviter «la guerre».

Aucune information n'a filtré sur la teneur de la discussion vendredi soir à Moscou entre le président français, la chancelière allemande et le président russe, si ce n'est qu'elle a permis d'avancer vers la rédaction d'un document concernant un projet de plan de paix sur l'Ukraine.

«Grâce à Dieu, il n'y a pas de guerre. Mais il y a, c'est certain, une tentative de freiner notre développement par différents moyens», a dénoncé M. Poutine, qui s'exprimait devant un congrès de syndicalistes russes à Sotchi, au sud de la Russie.

«Il y a une tentative de ''geler'' l'ordre mondial actuel avec l'existence d'un seul dirigeant, qui s'est mis en place au cours des dernières décennies après la chute de l'Union soviétique», a-t-il ajouté, faisant allusion aux États-Unis.

«Je crois que (ce dirigeant) peut tout se permettre, mais ne permet aux autres que ce qu'il autorise, et uniquement ce qui va dans ses intérêts. Un tel ordre mondial ne peut convenir à la Russie», a-t-il martelé, rappelant que la Russie «ne peut vivre sous une semi-occupation».

Le conflit dans l'est de l'Ukraine, qui a fait plus de 5300 morts depuis avril, a causé la pire dégradation des relations depuis la fin de la Guerre froide entre la Russie et les Occidentaux, qui ont mis en place  contre Moscou une série de sanctions sans précédent à cause de son rôle dans la crise ukrainienne.

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