Harper exhorte la Russie à «faire marche arrière» en Ukraine

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Le premier ministre du Canada, Stephen Harper

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Murray Brewster
La Presse Canadienne
OTTAWA

Le gouvernement Harper a adopté un ton ferme, jeudi, exhortant la Russie à «faire marche arrière» en Ukraine, promettant de faire campagne pour l'entrée d'une autre ancienne république soviétique - la Géorgie - au sein de l'OTAN et pressant tous les alliés d'en faire plus.

L'Alliance atlantique a convenu, lors d'une rencontre à Bruxelles, d'établir une série de six centres de commandement et deux quartiers généraux régionaux au coeur de l'Europe de l'Est, constituant des bases importantes pour l'entraînement et le possible déploiement de soldats. Les ministres de la Défense ont aussi annoncé l'augmentation du nombre de soldats de la Force de réaction de l'OTAN, qui passe à 30 000 hommes.

La poursuite des violences dans l'est de l'Ukraine et le renforcement allégué des forces russes en soutien aux séparatistes dans la région ont été condamnés par le ministre canadien de la Défense, Rob Nicholson, à Bruxelles, et le premier ministre Stephen Harper au pays.

En visite jeudi à Brampton, en Ontario, M. Harper a indiqué que le Canada appelait tous les membres à en faire plus et à avoir une réponse musclée, tout en ajoutant que son gouvernement «continuerait évidemment à travailler toujours avec ses alliés et ses partenaires dans l'élaboration de sa réponse à ces événements».

M. Nicholson a affirmé que le déploiement d'unités en Pologne, en Estonie, en Lituanie, en Lettonie, en Roumanie et en Bulgarie ne représentait qu'une mesure de prévoyance appropriée et non un geste de provocation, tel que le qualifie le ministre russe des Affaires étrangères. Moscou devrait comprendre le message de «faire marche arrière» en Ukraine, a dit le ministre.

MM. Harper et Nicholson n'ont pas voulu s'engager dans l'immédiat à envoyer des soldats canadiens pour garnir ces huit nouveaux centres militaires en Europe de l'Est, disant seulement que le gouvernement examinerait à quel endroit le Canada pourrait le mieux contribuer.

Quatre CF-18 sont récemment revenus d'une mission de surveillance dans la région, et le Canada enverra d'autres soldats pour des exercices au cours de l'année.

À Bruxelles, jeudi, les ministres de la Défense ont aussi rencontré des représentants gouvernementaux de la Géorgie, qui cherche à être admise dans l'OTAN - une avenue soutenue par le Canada, a dit M. Nicholson.

Dans le cas du soutien à la Géorgie, comme dans celui des déploiements de l'OTAN en Europe de l'Est, le gouvernement Harper s'exprime beaucoup, mais veut éviter toutes dépenses importantes, selon l'expert en défense Steve Saideman, de l'Université Carleton, à Ottawa.

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