Ukraine: l'UE réunit ses ministres des Affaires étrangères jeudi

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Le président ukrainien Petro Poroshenko

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Agence France-Presse
BRUXELLES

L'Union européenne a décidé de convoquer ses ministres des Affaires étrangères jeudi à Bruxelles pour une réunion extraordinaire avec l'objectif de sanctionner la nouvelle offensive lancée dans l'est de l'Ukraine par les séparatistes pro-russes avec le soutien de Moscou.

«J'ai convoqué une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères jeudi prochain consacrée à la situation en Ukraine», a annoncé la représentante de la diplomatie européenne Federica Mogherini.

«Cette escalade va inévitablement provoquer une grave détérioration des relations entre l'UE et la Russie», a-t-elle averti. Mme Mogherini s'est entretenue avec le président ukrainien Petro Poroshenko et a fait passer le message au chef de la diplomatie russe Sergei Lavrov, ont précisé ses services dans un communiqué.

Plusieurs gouvernements - la Suède, la Lituanie, la Lettonie - réclament l'adoption de nouvelles sanctions contre les fauteurs de guerre dans l'est de l'Ukraine et contre l'entourage du président russe Vladimir Poutine.

Le président du conseil de l'UE, l'ancien premier ministre polonais Donald Tusk, ne mâche pas ses mots.

«Une fois encore, l'apaisement a encouragé l'agresseur à de plus grands actes de violence. Le temps est venu d'intensifier notre politique en la fondant sur des faits, non sur des illusions», a-t-il dénoncé samedi soir dans un message posté sur ses comptes Twitter.

L'Union européenne pourrait décider jeudi d'ajouter de nouveaux noms à la liste des personnes et des entités sous le coup de sanctions européennes. «C'est la solution la plus facile et la plus rapide», a confié dimanche à l'AFP une source communautaire. Mais ce type de sanctions a montré ses limites.

Le problème est que pour aller au-delà avec des sanctions économiques, il faut une décision unanime des chefs d'État et de gouvernements de l'UE, ce qui pourrait être discuté lors de leur sommet prévu le 12 février, rappelle-t-on.

«Tout va dépendre de l'évolution de la situation sur le terrain. D'ici à jeudi, nous avons le temps d'aviser», a commenté cette source européenne.

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