Gaz: des pourparlers jusqu'au bout de la nuit

Les négociations engagées mercredi à Bruxelles entre l'Ukraine et la Russie... (Archives Reuters)

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Agence France-Presse
Bruxelles

Les négociations engagées mercredi à Bruxelles entre l'Ukraine et la Russie pour tenter de régler leur contentieux gazier vont se poursuivre toute la nuit, a annoncé la Commission européenne, très prudente sur les chances d'un accord.

«Les négociations se poursuivent et vont durer jusque tard», ont annoncé les services du commissaire à l'Energie, Günther Oettinger, qui mène les discussions depuis le début de l'après-midi.

«En cas d'accord, une conférence de presse est envisagée» jeudi à 08h30.

«J'espère que ce sera notre dernière réunion», avait déclaré M. Oettinger en milieu de journée après un entretien avec le ministre ukrainien de l'Energie, Iouri Prodan, et le patron de la compagnie ukrainienne Naftogaz, et juste avant une rencontre avec le ministre russe Alexander Novak et le patron de Gazprom.

Il avait évalué à 50% les chances de parvenir à un accord.

«Notre objectif est de parvenir à un accord provisoire pour un paquet pour l'hiver qui assure la sécurité de l'acheminement par l'Ukraine du gaz russe acheté par l'UE jusqu'à fin du mois de mars 2015», avait-il précisé.

M. Oettinger a souligné que plusieurs obstacles devaient encore être levés, notamment le règlement par l'Ukraine de ses factures impayées et le paiement en avance de ses achats. Le groupe russe Gazprom a coupé en juin ses livraisons de gaz à Kiev, qui refuse une augmentation de prix décrétée par Moscou après l'arrivée au pouvoir de pro-européens en Ukraine en février.

Au total, il faut 4,6 milliards de dollars, a-t-il expliqué.

M. Oettinger a souligné que «l'Ukraine a de gros problèmes de paiement, elle est pratiquement insolvable».

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