Le «premier ministre» des rebelles de Donetsk démissionne

Alexandre Borodaï... (Photo DOMINIQUE FAGET, AFP)

Agrandir

Alexandre Borodaï

Photo DOMINIQUE FAGET, AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Ukraine
Ukraine

Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Sur le même thème

Agence France-Presse
DONETSK

Alexandre Borodaï, «premier ministre» de la République proclamée par les séparatistes de l'est de l'Ukraine, a annoncé jeudi sa démission.

«Aujourd'hui, pendant la réunion du gouvernement, j'ai annoncé que je quittais le poste de premier ministre de la République populaire de Donetsk, car je vais changer de poste», a déclaré ce citoyen russe qui se rendait régulièrement à Moscou, au cours d'une conférence de presse.

«Je veux vous rappeler que je suis arrivé ici un peu comme un cadre de crise. En langage commercial, on dirait : un manager de start up. Je suis arrivé quand la République de Donetsk venait de naître, dans le chaos et le sang», a-t-il expliqué.

M. Borodaï a expliqué qu'il resterait vice-premier ministre et qu'il serait remplacé en tant que chef du gouvernement séparatiste par Alexandre Zakhartchenko, un Ukrainien allié du chef militaire des rebelles Igor Strelkov, dont l'influence est grandissante à un moment où la ville de Donetsk est assiégée par les forces ukrainiennes.

M. Borodaï et M. Strelkov ainsi que Vladimir Antioufeev, numéro deux du gouvernement séparatiste, formaient un trio de citoyens russes à la tête du mouvement séparatiste.

Les trois hommes ont un point commun, un passage en Transdniestrie, petite République séparatiste prorusse de l'est de la Moldavie. S'ils affirment aujourd'hui s'y être juste croisés, MM. Borodaï et Strelkov y furent «volontaires» juste après l'effondrement de l'URSS. Et M. Antioufeev y passa plus de 20 ans à la tête du KGB local - il fut à ce titre placé en 2004 sur une liste de personnalités visées par des sanctions de l'Union européenne - avant d'en partir pour «désaccords politiques» après l'élection d'un nouveau «président» début 2012.

Alexandre Borodaï avait jugé cette présence russe à la tête du mouvement dans l'est de l'Ukraine «normale, naturelle», car les séparatistes avaient besoin de «forces, compétences et qualité». «Tout oriente le mouvement de libération du Donbass vers Moscou», expliquait-il mi-juillet, assurant, en présentant M. Antioufeev, que «des gens de Moscou dans la République de Donetsk, il y en aura de plus en plus».




la boite:1600127:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer