Face à la Russie, le G7 veut faire de la sécurité énergétique une priorité

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«La crise en Ukraine montre clairement que la sécurité énergétique doit être au centre de notre programme commun et exige un changement radical en vue de diversifier les approvisionnements en énergie et de moderniser nos infrastructures énergétiques», ajoutent les dirigeants du G7, qui ont exclu la Russie de leur club après l'annexion de la Crimée et la déstabilisation de l'Est de l'Ukraine.

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Agence France-Presse
BRUXELLES, Belgique

Les pays du G7 devaient s'engager jeudi à faire du renforcement de leur sécurité énergétique une priorité, notamment en diversifiant leurs sources d'approvisionnement.

«L'utilisation de l'approvisionnement énergétique comme un moyen de coercition politique ou comme une menace à la sécurité est inacceptable», affirment-ils selon le projet de déclaration finale du sommet du G7 que l'AFP a pu consulter.

Les Occidentaux dénoncent depuis le début de la crise en Ukraine l'utilisation du gaz par la Russie comme un moyen de pression sur l'Ukraine, mais aussi sur les Européens.

«La crise en Ukraine montre clairement que la sécurité énergétique doit être au centre de notre programme commun et exige un changement radical en vue de diversifier les approvisionnements en énergie et de moderniser nos infrastructures énergétiques», ajoutent les dirigeants du G7, qui ont exclu la Russie de leur club après l'annexion de la Crimée et la déstabilisation de l'Est de l'Ukraine.

Le géant gazier russe Gazprom a repoussé au 10 juin son ultimatum à l'Ukraine pour le paiement de sa dette gazière et la poursuite des livraisons, et menace de couper ses approvisionnements. L'UE, qui importe le quart de son gaz de Russie, et dont près de la moitié transite par l'Ukraine, craint d'être la victime collatérale d'une coupure des approvisionnements de gaz à l'Ukraine.

Après la réunion des ministres de l'Énergie du G7 à Rome début mai, les dirigeants du G7 s'engagent à «compléter les efforts de la Commission européenne afin de développer des plans énergétiques d'urgence au niveau régional pour l'hiver 2014-2015». La Commission doit présenter son plan lors du sommet européen fin juin à Bruxelles.

Le G7 promet aussi d'aider l'Ukraine et d'autres pays européens, sur les plans techniques et financiers, à «développer des ressources en hydrocarbone et des énergies renouvelables locales, et pour améliorer leur efficacité énergétique».

Il demande à l'Agence internationale de l'énergie (AIE), en coopération avec la Commission européenne, de «présenter d'ici fin 2014 des options pour des actions individuelles et collectives du G7 dans le domaine de la sécurité gazière».

Les sept pays les plus industrialisés veulent «promouvoir l'utilisation des technologies faibles en carbone (renouvelables, nucléaire dans les pays qui l'ont choisi, la capture et le stockage du carbone», et également un marché plus intégré du gaz naturel liquéfié.




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