Le journaliste américain détenu par des séparatistes ukrainiens libéré

«Je me sens bien», a déclaré par téléphone... (Photo Jean-François Bélanger / ICI Radio-Canada)

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«Je me sens bien», a déclaré par téléphone Simon Ostrovsky.

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

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Agence France-Presse
KIEV

Le journaliste américain Simon Ostrovsky, détenu depuis lundi soir par des séparatistes de l'est de l'Ukraine dans leur bastion de Slaviansk, a été libéré jeudi, a-t-il annoncé à l'AFP.

Le journaliste qui raconte avoir été battu les yeux bandés et les mains liées par les insurgés a été libéré vers 15 h GMT (11 h, heure de Montréal).

«Je me sens bien», a déclaré par téléphone le journaliste de 33 ans, qui travaille pour le site américain Vice News, alors qu'il se rendait en voiture à Donetsk, accompagné par des confrères.

«Ils sont venus me voir et m'ont dit de prendre mes affaires», a-t-il indiqué.

M. Ostrovsky a raconté avoir été arrêté lundi soir vers 22 h 30 locales à un poste de contrôle à proximité de la place centrale de Slaviansk.

«Ils avaient une photo de moi, ils me cherchaient», a-t-il rapporté. «Au début, ils m'ont un peu battu, lié mes mains et mis un bandeau autour de mes yeux».

«Au bout d'un jour et demi, ils m'ont enlevé le bandeau, délié mes mains et ensuite ils m'ont traité normalement», a-t-il raconté.

Simon Ostrovsky, qui a travaillé pour l'AFP en Azerbaïdjan dans les années 2000, se trouve dans l'est de l'Ukraine pour le site américain Vice News. Il relatait l'insurrection séparatiste notamment dans des vidéos au coeur de l'action.

Le leader séparatiste de Slaviansk, Viatcheslav Ponomarev, avait d'abord démenti sa détention avant de la confirmer et de le qualifier de «journaliste provocateur».

Mercredi, Washington s'était dit «très inquiet» de «l'enlèvement» du journaliste et avait demandé à la Russie «d'user de son influence sur ces groupes pour assurer la libération immédiate et en toute sécurité de tous les otages dans l'est de l'Ukraine».




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