Le retrait de troupes russes près de la frontière ukrainienne non confirmé

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La présence de ces soldats - 20 000 selon Washington - a fait craindre une invasion de la partie orientale de l'Ukraine, en grande partie russophone, et une répétition du scénario qui a conduit à la perte de la Crimée.

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Agence France-Presse
Bruxelles

L'OTAN ne peut pas confirmer le retrait annoncé de troupes russes massées ces derniers jours à la frontière avec l'Ukraine, a déclaré mardi son secrétaire général Anders Fogh Rasmussen.

«Malheureusement, je ne peux pas confirmer le fait que la Russie retire des troupes. Ce n'est pas ce que nous constatons», a déclaré M. Rasmussen devant la presse avant une réunion des ministres des Affaires étrangères des 28 pays de l'OTAN qui a commencé en début d'après-midi à Bruxelles.

«Le déploiement militaire massif ne peut en aucune façon contribuer à faire baisser la tension (...) J'appelle de nouveau la Russie à retirer ses troupes, à respecter ses obligations internationales et à ouvrir un dialogue constructif avec l'Ukraine», a-t-il ajouté.

Les États-Unis avaient également accueilli lundi avec prudence les informations ukrainiennes et russes sur le retrait de certaines troupes russes. Le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel a indiqué qu'il ne pouvait les confirmer tout soulignant que ce serait une étape «nécessaire pour avoir une discussion sérieuse» en vue d'une «désescalade».

La présence de ces soldats - 20 000 selon Washington - a fait craindre une invasion de la partie orientale de l'Ukraine, en grande partie russophone, et une répétition du scénario qui a conduit à la perte de la Crimée.

Les ministres réunis à Bruxelles, dont l'Américain John Kerry, devaient discuter des moyens de rassurer les pays alliés, dont les Pays baltes et la Pologne, les plus préoccupés par la crise ukrainienne, et avaliser la suspension de la coopération pratique entre l'OTAN et la Russie.

«Car, a expliqué M. Rasmussen, la Russie a sapé les principes sur lesquels notre partenariat est basé et a violé ses propres engagements internationaux».

À leur arrivée, plusieurs ministres ont cependant insisté sur la nécessité de «ne pas mettre de l'huile sur le feu» afin de «favoriser une solution politique et pacifique à la crise», selon une source diplomatique.

«Il est exclu d'en revenir à une posture de la Guerre froide en massant des troupes face à la Russie. On serait d'ailleurs bien en peine de le faire, car nous n'avons plus les équipements, tels que les chars, nécessaires», a expliqué un diplomate.

«Nous n'avons pas besoin de troupes de l'OTAN aux frontières avec la Russie», a également affirmé le chef de la diplomatie des Pays-Bas, Frank Timmermans, à Bruxelles.

Depuis le début de la crise, l'OTAN a envoyé des avions-radars Awacs au-dessus de la Pologne et de la Roumanie, tandis que les États-Unis dépêchaient des appareils F-15 et F-16 en Lituanie et en Pologne. Plusieurs pays, dont la France, le Royaume-Uni ou l'Allemagne, sont également prêts à mobiliser des avions de chasse dans le cadre des missions de l'OTAN dans les États baltes.

Le ministre français Laurent Fabius ne devait pas participer à la réunion de Bruxelles en raison de l'imminence du remaniement gouvernemental à Paris, a-t-on indiqué de source diplomatique.




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