Poutine assure qu'il n'envahira pas l'Ukraine

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Le président russe Vladimir Poutine arrive à une réunion avec les hauts officiers des forces armées et le ministre de l'Intérieur, vendredi, au Kremlin.

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Agence France-Presse
NATIONS UNIES

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a indiqué vendredi qu'il avait reçu des assurances de Vladimir Poutine qu'il n'avait «aucune intention» d'envahir le sud ou l'est de l'Ukraine.

«Le président (russe) Poutine m'a dit qu'il n'avait aucune intention de mener une quelconque opération militaire», a répondu M. Ban à une question sur une éventuelle invasion par les troupes russes du sud et de l'est du pays, à majorité russophone.

M. Ban s'adressait à la presse après avoir rendu compte au Conseil de sécurité, lors de consultations à huis clos, de son voyage la semaine dernière à Moscou, où il a rencontré Vladimir Poutine, puis à Kiev.

Il a aussi indiqué que M. Poutine avait exprimé sa préoccupation devant «certains éléments radicaux le long de la frontière».

M. Ban a répété qu'il s'était efforcé de convaincre Moscou et Kiev «de faire baisser la tension (et) d'entamer un dialogue direct et constructif». «En période de vive tension, une étincelle suffit à mettre le feu, avec des conséquences imprévues», a-t-il averti.

«Les Nations unies continueront leurs efforts pour calmer le jeu par la diplomatie et la présence d'observateurs des droits de l'homme» en Ukraine, a-t-il ajouté. Selon l'ONU, une quinzaine de ces observateurs sont à pied d'oeuvre en Ukraine, mais pas en Crimée, et vont se coordonner avec les observateurs de l'OSCE sur place.

Il a déploré que la crise en Ukraine se soit transformée en «crise à propos de l'Ukraine» entre la Russie et les Occidentaux.

Ces tensions, a-t-il expliqué, monopolisent l'attention de la communauté internationale et l'empêchent de se concentrer sur des problèmes comme le développement durable et le réchauffement climatique.

L'ambassadeur russe Vitali Tchourkine a lui aussi rejeté l'idée d'une invasion russe de l'Ukraine dans la foulée de l'annexion de la Crimée. «Il n'y pas de raison de craindre une initiative russe contre l'Ukraine», a-t-il affirmé en accusant les Occidentaux de «faire monter artificiellement la tension».

Au cours de ces consultations, Occidentaux et Russes ont poursuivi leur dialogue de sourds, selon des diplomates.

M. Tchourkine et l'ambassadrice américaine Samantha Power ont en particulier échangé des propos assez vifs à propos des soldats russes massés aux frontières de l'Ukraine.

Répondant à Mme Power qui critiquait des «renforts militaires russes massifs», Vitali Tchourkine a ironisé: «Vous parlez de 40 000 à 100 000 soldats (russes) aux frontières, comment se fait-il que vos services de renseignement ne soient pas plus précis?»

Il a exigé «que cessent la propagande, les reproches à la Russie et les clichés».

Pour Mme Power, «il y a une crise à propos de l'Ukraine» alors que pour M. Tchourkine, «la crise est en Ukraine».

Toujours selon des diplomates, l'ambassadeur russe a évoqué la possibilité que les populations russophones de l'est et du sud-est de l'Ukraine ne votent pas à l'élection présidentielle du 25 mai, se disant «inquiet» de cette perspective.




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