Washington minimise les risques de pénurie de gaz

Le géant public russe Gazprom a menacé vendredi... (Photo Andrey Rudakov, Bloomberg)

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Le géant public russe Gazprom a menacé vendredi l'Ukraine d'interrompre ses exportations de gaz en raison d'impayés de 1,89 milliard de dollars, comme ce fut le cas pendant l'hiver 2009, quand des coupures avaient perturbé l'approvisionnement de pays européens.

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Agence France-Presse

La Maison-Blanche a minimisé vendredi la portée des menaces du géant public russe Gazprom d'interrompre ses exportations de gaz vers l'Ukraine et d'affecter ainsi l'Europe de l'ouest.

«La situation du gaz naturel liquéfié en Europe et en Ukraine est que (les stocks) sont au dessus du niveau normal», a assuré le porte-parole adjoint du président Barack Obama, Josh Earnest.

«La raison est que contrairement à l'Amérique du Nord, l'Europe et l'Ukraine ont eu un hiver relativement doux. Donc il n'y a pas de preuve à l'heure actuelle qu'il existe un risque de pénurie de gaz naturel dans la région», a poursuivi M. Earnest lors d'un point de presse dans Air Force One.

Le géant public russe Gazprom a menacé vendredi l'Ukraine d'interrompre ses exportations de gaz en raison d'impayés de 1,89 milliard de dollars, comme ce fut le cas pendant l'hiver 2009, quand des coupures avaient perturbé l'approvisionnement de pays européens.

«Soit l'Ukraine règle ses arriérés, soit il y a un risque de revenir à la situation de début 2009», a mis en garde le patron de Gazprom, Alexeï Miller, cité par les agences russes.

Cet avertissement intervient en pleine crise politique russo-ukrainienne. Une coupure de gaz punirait le nouveau gouvernement ukrainien pro-occidental arrivé au pouvoir à Kiev après la destitution fin février du président pro-russe Viktor Ianoukovitch, qui pour Moscou est toujours le chef de l'État «légitime».

Mais une interruption des livraisons de gaz russe à Kiev toucherait aussi l'Union européenne, dont la moitié des achats (65 milliards de mètres cubes) transite encore par l'Ukraine.

«La Russie se vante d'être un fournisseur fiable de gaz naturel et d'autres sources d'énergie dans le monde entier. Couper le gaz menacerait cette réputation, pas seulement aux yeux de l'Ukraine et de l'Europe, mais dans le monde entier», a assuré M. Earnest.

Ce dernier a aussi remarqué que «la Russie dépend de ses exportations de gaz naturel et d'autres sources d'énergie (...) qui lui rapportent actuellement environ 50 milliards de dollars par an».

«Mettre fin à ce genre de relation avec l'Europe aurait aussi des conséquences financières pour la Russie», a-t-il conclu.

Le commissaire européen à l'Énergie, Gunther Oettinger, a déclaré mardi que l'Union européenne allait aider l'Ukraine, au bord de la faillite, à s'acquitter de sa dette gazière à l'égard de la Russie.




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