Crimée: les forces russes contrôlent partiellement deux bases de missiles

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La Crimée est contrôlée en grande partie par des forces russes.

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Agence France-Presse
Simferopol, Crimée

Les forces russes ont pris le contrôle partiel de deux bases de lancement de missiles en Crimée, bloquant dans l'une d'elles le bâtiment abritant les missiles, ont indiqué mercredi à l'AFP des sources militaires ukrainiennes.

Dans les deux cas, à Fiolent, près de Sébastopol, et Evpatoria, dans l'ouest de la Crimée, l'opération s'est déroulée sans échanges de tirs, mais constitue une montée d'un cran dans la confrontation entre les forces russes et ukrainiennes sur la péninsule russophone. Dans la plupart des cas jusqu'à présent, les soldats russes encerclaient les bases ukrainiennes, sans y rentrer.

À Fiolent, des membres des forces russes et des manifestants pro-russes ont pénétré dans la base, située à proximité du port de Sébastopol qui abrite la flotte russe de la mer Noire, a indiqué un porte-parole en Crimée du ministère ukrainien de la Défense, Volodymyr Bova.

«Les soldats russes sont sur le territoire de l'unité, mais ils ne font que bloquer la partie où se trouvent les missiles», a-t-il expliqué. «Il y a bien des missiles, mais ils sont désarmés», a-t-il précisé.

À Evpatoria, les forces russes ont pénétré dans la base A4519, prise d'assaut mardi soir par des soldats et manifestants prorusses, mais d'où les missiles et matériels stratégiques avaient été évacués.

Le poste de commandement et le centre de contrôle de la base restent sous contrôle ukrainien, a précisé un porte-parole de l'armée, Olexiï Mazepa.

L'unité avait été assaillie mardi en fin d'après-midi par une vingtaine de soldats russes assistés de plusieurs centaines de manifestants, qui demandaient aux Ukrainiens de rejoindre le camp des autorités pro-russes de la république autonome, avait indiqué mardi à l'AFP un responsable de cette base.

Après l'éclatement d'échauffourées, sans tirs, le commandement de l'unité avait reçu un représentant des forces russes pour négocier, avait précisé ce responsable, Olexandre Lomaka.

La Crimée est contrôlée en grande partie par des forces russes.

Mardi, Vladimir Poutine a démenti toute présence de l'armée russe, évoquant des groupements «d'autodéfense» et expliquant qu'il était simple de se procurer des uniformes de l'armée russe.

Le secrétaire d'État américain John Kerry a dénoncé de son côté, à Kiev, un «acte d'agression» de la Russie, qui selon lui «cherche un prétexte» pour «envahir» l'Ukraine.

Dans la nuit de mardi à mercredi, des responsables de l'état-major de l'armée ukrainienne ont déclaré à l'agence Interfax-Ukraine que les forces présentes en Crimée n'appartenaient pas seulement à la flotte russe de la mer Noire, mais à des unités basées notamment en Tchétchénie ou dans la région de Krasnodar, sur la côte russe de la mer Noire.




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