L'Europe refuse de confirmer la conclusion d'un accord ukrainien

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Plus de 70 personnes ont été tuées dans des affrontements dans la capitale depuis mardi, selon les autorités.

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Agence France-Presse

Les diplomates européens ont refusé de confirmer vendredi la conclusion d'un accord politique en Ukraine, annoncée auparavant par la présidence ukrainienne.

La présidence ukrainienne a affirmé dans un communiqué que «les négociations pour résoudre la crise politique entre le président Viktor Ianoukovitch, les responsables de l'opposition, et les représentants de l'Union européenne et de la Russie avaient abouti à un accord qui doit être signé à midi (heure locale) à la présidence».

Mais selon les Polonais et les Allemands, qui représentent l'Union européenne à ces négociations, aucun accord ne doit être signé à midi, heure qui correspond en fait à la reprise des négociations, interrompues sans avoir encore abouties.

«Il y a une pause en ce moment (...), une prochaine rencontre aura lieu à midi heure locale», a déclaré le porte-parole du ministère polonais des Affaires étrangères Marcin Wojciechowski.

«De nouvelles négociations doivent avoir lieu vers midi. Aucun accord final n'a été conclu», a indiqué une source au sein de la délégation allemande à Kiev.

Elle avait auparavant fait état de négociations «très difficiles».

De même, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, présent au début des négociations à Kiev avant un départ en Chine, a estimé qu'on «ne peut rien dire de définitif avant la fin de la matinée».

«L'opposition, en particulier, veut pouvoir consulter un certain nombre de ses mandants, ce qui est tout à fait compréhensible», a-t-il ajouté sur la radio Europe 1, peu après son arrivée à Pékin.

Les chefs de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier et polonaise Radoslaw Sikorski ont passé une grande partie de la journée de jeudi et toute la nuit de jeudi à vendredi en consultations avec le président Viktor Ianoukovitch et avec les leaders de l'opposition.

Un représentant du Kremlin, le délégué aux droits de l'homme et ancien diplomate Vladimir Loukine, est arrivé dans la nuit pour participer aux discussions.

La présidence n'a pas détaillé le contenu de l'accord qui aurait été conclu, mais selon la télévision ukrainienne 1+1, il prévoit une présidentielle anticipée en décembre, la formation d'un gouvernement de coalition d'ici dix jours et une réforme constitutionnelle dans les 48 heures.

Ces mesures répondent aux demandes initiales de l'opposition, mais elles semblent aujourd'hui insuffisantes pour la satisfaire, après les récentes violences: les manifestants demandent désormais le départ immédiat du président Ianoukovitch, après le récent bain de sang à Kiev.

Des manifestants ont attaqué la police, qui a riposté en ouvrant le feu. Plus de 70 personnes ont été tuées dans des affrontements dans la capitale depuis mardi, selon les autorités.




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