Mission: revenir à une vie normale à Newtown

Un ours en peluche géant dans les bras,... (PHOTO JOSHUA LOTT, REUTERS)

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Un ours en peluche géant dans les bras, une femme se rend à une cérémonie à l'intention des victimes de la fusillade de vendredi dernier au Connecticut.

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Tuerie à Newtown

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Tuerie à Newtown

Le 14 décembre 2012, un jeune homme a tué 20 enfants et six adultes dans l'école primaire de Sandy Hook. Il a aussi assassiné sa mère et s'est enlevé la vie. »

(Newtown) «Il faut que les enfants de Sandy Hook retournent rapidement en classe. Si ça traîne, ils vont sentir que la situation n'est pas maîtrisée et ce sera plus dommageable. Leur vie doit revenir le plus tôt possible à une apparence de normalité.»

Un des intervenants de première ligne de la Croix-Rouge, qui préfère ne pas être nommé, croit que la direction des écoles publiques de Newtown a pris la bonne décision en faisant retourner les élèves de Sandy Hook en classe dès que possible. Pas dans leur école, évidemment.

Les élèves de la maternelle à la 4e année seront relogés dans une école désaffectée à Monroe, à 15 minutes au sud de Newtown.

La Chalk Hill School fourmille depuis samedi de travailleurs qui s'affairent à la rendre de nouveau utilisable.

Les autorités policières ont en effet indiqué que l'école du quartier de Sandy Hook restera fermée pendant plusieurs mois aux fins d'enquête. «Ce ne sera pas évident pour les enfants de retourner à Sandy Hook. Ils y ont vu mourir des amis, des professeurs.

Peut-être devrait-elle être rasée et transformée en parc à la mémoire des victimes», suggère l'employé de la Croix-Rouge. Vendredi dernier, cet homme a été appelé à l'école Sandy Hook au moment où la panique ne s'y était pas encore dissipée.

«Nous étions au poste des pompiers, tout près, à 13h, avec les parents. En fin de journée, nous les avons renvoyés chez eux. Évidemment, certains n'avaient pas eu de nouvelles de leurs enfants. Ce n'est que vers minuit que nous sommes allés chez eux pour leur confirmer les décès. Ç'a été long, le temps de passer la scène de crime au peigne fin, d'identifier tout le monde avec les photos qui avaient été fournies. On n'avait pas droit à l'erreur. C'est certain que, à partir du moment où leurs enfants n'étaient pas parmi ceux qui avaient été évacués, ils se doutaient qu'ils étaient parmi les morts, à 99%. Mais il leur restait une petite lueur d'espoir. Ils se disaient que leur enfant était peut-être resté caché dans un placard et que personne ne l'avait trouvé», raconte le sexagénaire.

Il travaille depuis dans un centre d'accompagnement mis sur pied par la Croix-Rouge à Newtown, strictement réservé aux familles touchées par le drame.

Les élèves des autres écoles de Newtown sont pour leur part rentrés en classe hier.

«Je crois que ce sera une journée comme les autres. Il faudra prendre ça au jour le jour», a dit Jack Zingaro, 11 ans, avant cette rentrée qui s'annonçait émotive même dans les autres écoles, qui ont toutes été bouclées pendant la fusillade de Sandy Hook.

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