Pour Washington, ce n'est pas le moment d'entraver la NSA

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Si la loi n'est ni reconduite ni réformée, la National Security Agency devra arrêter ses serveurs utilisés pour collecter les données dimanche à 15 h 59.

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Edward Snowden, un ancien consultant de la CIA, a révélé l'existence de programmes secrets de surveillance des communications électroniques en remettant des documents compromettants aux quotidiens The Guardian et The Washington Post. Il s'est depuis réfugié à Hong Kong alors que le gouvernement américain a lancé une enquête contre lui. »

Agence France-Presse
WASHINGTON

Le gouvernement américain ne peut pas se priver des programmes de surveillance de la NSA quand il lance «quotidiennement» des enquêtes sur de présumés sympathisants du groupe armé État islamique aux États-Unis, a plaidé un haut responsable américain.

Ce responsable a dénoncé mercredi soir la stratégie de la «corde raide» du Congrès, où le Sénat a rejeté la réforme d'un programme de surveillance controversé de l'agence de renseignement NSA destiné, selon l'administration, à repérer d'éventuelles menaces.

Le Sénat, en congé parlementaire, a jusqu'à dimanche pour réformer ou reconduire la loi qui autorise la NSA à collecter les métadonnées téléphoniques de millions d'Américains. Faute de quoi la loi expirera lundi 1er juin.

Les enquêteurs chargés de la sécurité nationale «ont besoin de ce type d'outils» pour faire leur travail, a plaidé ce responsable, qui s'exprimait sous couvert de l'anonymat.

«Il n'y a pas de bonne raison à courir un risque inutile», a renchéri un autre haut responsable de l'administration, qui s'exprimait aussi sous couvert de l'anonymat.

«Nous ouvrons de nouvelles enquêtes quotidiennement, notamment liées à la menace de l'EI», a déclaré le premier haut responsable. «Ils ont une stratégie maintenant qui est d'encourager à peu près tout le monde à prendre les armes et à lancer une attaque terroriste aux États-Unis».

«De nouveaux individus» font «leur apparition quasi tous les jours», a-t-il souligné.

La semaine dernière, le département de la Justice a inculpé des individus en Georgie, au Texas et en Californie pour «soutien matériel» au groupe djihadiste, a-t-il précisé.

Or les agences américaines comme la police fédérale (FBI) doivent «comprendre ce qui se passe, si quelqu'un va commettre une attaque ou non», a-t-il expliqué. «Ce que le FBI cherche c'est le lien, s'il peut montrer que cette personne a été en contact avec un de ces terroristes à l'étranger, en Syrie ou en Irak».

Si la loi n'est ni reconduite ni réformée, la National Security Agency devra arrêter ses serveurs utilisés pour collecter les données dimanche à 15 h 59.

Ce programme est controversé, car il collecte les données de millions d'Américains dont la plupart n'ont aucun lien avec le terrorisme.

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