La NSA juge possible de retrouver la «confiance»

Le directeur de la NSA a jugé lundi possible de retrouver la «confiance» du... (Archives AP)

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Edward Snowden, un ancien consultant de la CIA, a révélé l'existence de programmes secrets de surveillance des communications électroniques en remettant des documents compromettants aux quotidiens The Guardian et The Washington Post. Il s'est depuis réfugié à Hong Kong alors que le gouvernement américain a lancé une enquête contre lui. »

Agence France-Presse
Washington

Le directeur de la NSA a jugé lundi possible de retrouver la «confiance» du public américain dans le controversé programme de collecte de données téléphoniques, menacé d'expiration si le Congrès ne vote pas un nouveau cadre légal.

«Je pense que nous pouvons faire» cette collecte massive de données téléphoniques  «d'une manière qui suscite plus de confiance dans le pays», a déclaré l'amiral Michael Rogers.

La NSA collecte en continu des millions de «métadonnées» des appels téléphoniques passés aux États-Unis, c'est-à-dire leur durée, leur localisation, le numéro appelé, l'horaire, mais pas leur contenu.

Ce programme, découvert par le grand public après les révélations d'Edouard Snowden, a été jugé illégal par une cour d'appel fédérale la semaine dernière.

Il arrive de toute façon à expiration le 1er juin prochain, et le Congrès n'est pas pour l'instant arrivé à trouver un accord pour le renouveler.

Pour l'amiral Rogers, la justice a donné la semaine dernière un avis cohérent avec les orientations données par le président Obama.

Il s'agit de parvenir à «générer du renseignement pour défendre le pays», tout en «respectant la vie privée» des Américains, et suscitant la confiance sur la manière dont les données sont stockées et exploitées, a-t-il dit.

Pour la NSA, le plus important est de pouvoir faire des recherches dans le stock de métadonnées quand elle en a besoin, a-t-il affirmé.

Si faire une recherche sur un numéro «prend des semaines ou des mois, nous n'aurons pas le résultat dont nous avons besoin», a-t-il souligné.

Les alliés parlementaires des services de renseignement, souvent Républicains, militent pour une reconduction en l'état du programme de collecte par la NSA. Les réformistes plaident pour sa suppression.

La Maison-Blanche de son côté plaide pour un nouveau cadre légal «visant à préserver les capacités essentielles du programme sans que le gouvernement puisse conserver les données», a rappelé jeudi Edward Price, secrétaire adjoint chargé de la presse au Conseil de sécurité national de la Maison-Blanche.

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