NotW: Rebekah Brooks clame son innocence

Rebekah Brooks était soupçonnée d'avoir donné son aval... (PHOTO CARL COURT, ARCHIVES REUTERS)

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Rebekah Brooks était soupçonnée d'avoir donné son aval au paiement de 4000 livres (près de 7500 $) à un fonctionnaire pour une photo montrant le prince William vêtu d'un bikini digne d'une James Bond Girl, à l'occasion d'une soirée à l'académie militaire de Sandhurst.

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Scandale des écoutes

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Scandale des écoutes

Le scandale des écoutes téléphoniques qui a sonné le glas de News of the World et qui secoue l'empire médiatique de Rupert Murdoch. »

Agence France-Presse
Londres

L'ex-rédactrice en chef du News of the World, Rebekah Brooks, a démenti jeudi à son procès avoir été au courant des écoutes téléphoniques pratiquées par le tabloïd, peu après avoir été disculpée à propos d'une photo du prince William en bikini.

Rebekah Brooks, interrogée par son avocat, a assuré qu'elle n'avait jamais entendu parler du détective privé Glenn Mulcaire et de ses activités consistant à écouter les boîtes vocales de célébrités et anonymes.

«On avait des détectives privés qui travaillaient au NotW», a simplement déclaré celle qui était à la tête de ce journal entre 2000 et 2003. «C'est une pratique courante à Fleet Street», l'ancienne rue de la presse à Londres, a-t-elle ajouté.

Mais à son avocat Jonathan Laidlaw qui lui demandait si quelqu'un avait à un moment attiré son attention sur la pratique des écoutes téléphoniques au journal, elle a répondu: «Non, pas du tout».

Peu avant, le juge John Saunders avait déclaré devant le tribunal d'Old Bailey à Londres avoir «décidé que Mme Brooks n'avait pas à répondre» du chef d'accusation «relatif à une photo du prince William en bikini».

Rebekah Brooks, 45 ans, était soupçonnée d'avoir donné son aval au paiement de 4000 livres (près de 7500 $) à un fonctionnaire pour une photo montrant le prince William vêtu d'un maillot deux pièces digne d'une James Bond Girl, à l'occasion d'une soirée à l'académie militaire de Sandhurst.

La photo n'avait pas été publiée même si le Sun, autre tabloïd de Rupert Murdoch dont Rebekah Brooks a été rédactrice en chef, avait publié, en septembre 2006, sa Une titrée «Willy en bikini», avec un photomontage présentant le prince en maillot de bain vert avec un collier de fleurs hawaïen autour du cou.

À l'annonce de cette décision, Rebekah Brooks s'est levée et a souri dans le box des accusés.

Pendant l'audience, elle a évoqué ses principaux scoops, dont une interview de Divine Brown, prostituée d'Hollywood avec qui Hugh Grant avait été surpris dans une voiture en 1995.

Le News of the World avait payé 250 000 livres (environ 450 000 $) pour cet entretien exclusif : «C'était sans doute l'une des plus grosses notes de frais dont j'ai jamais eu à m'occuper», a-t-elle commenté.

Avant que le scandale des écoutes téléphoniques n'emporte le News of the World en juillet 2011, Rebekah Brooks était une femme de réseaux particulièrement influente, proche entre autres du premier ministre David Cameron et de Tony Blair.

Dans le cadre d'un procès ouvert fin octobre et qui pourrait encore durer plusieurs mois, elle doit répondre de conspiration en vue de pirater des téléphones, d'entrave au cours de la justice et de conspiration en vue de corrompre des fonctionnaires.

À ses côtés sont jugées six autres personnes, dont son mari Charlie Brooks et son ancien amant Andy Coulson, ancien rédacteur en chef du NotW et ancien conseiller de presse de David Cameron. Tous nient les charges qui leur sont reprochées.




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