Les dirigeants israéliens accusés d'avoir délibérément visé des civils à Gaza

Des Palestiniens prenant place à bord et sur... (PHOTO KHALIL HAMRA, ARCHIVES AP)

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Des Palestiniens prenant place à bord et sur une voiture passent devant une maison détruite, à Rafah, dans la bande de Gaza, le 5 août dernier.

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Offensive israélienne à Gaza

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Offensive israélienne à Gaza

L'armée israélienne mène l'opération «Bordure protectrice», la plus importante offensive militaire contre la Bande de Gaza depuis la sanglante et controversée mission «Plomb durci» lancée en 2008-2009, qui avait fait plus de 1400 morts. »

Agence France-Presse
JÉRUSALEM

Une organisation israélienne de défense des droits de l'homme accuse mercredi l'armée israélienne d'avoir délibérément mené des bombardements sur la bande de Gaza alors même que le commandement savait que ces raids tueraient des civils, premières victimes de son offensive de l'été.

«L'une des marques distinctives du conflit de cet été dans la bande de Gaza, ce sont les nombreux raids visant des immeubles résidentiels, détruits alors même que leurs habitants étaient toujours à l'intérieur», affirme ainsi dans un rapport B'Tselem. Et ces destructions ont été «le résultat d'une politique formulée par les responsables gouvernementaux et le haut commandement militaire».

L'armée israélienne a réfuté ces accusations, soulignant que le mouvement islamiste Hamas se servait des civils comme de «boucliers humains».

«L'armée israélienne n'attaque pas les immeubles résidentiels à Gaza, mais des cibles militaires qui se trouvent souvent à l'intérieur des immeubles résidentiels», peut-on lire dans un communiqué de l'armée.

«La pratique du Hamas consistant à utiliser des immeubles résidentiels et autres structures civiles à des fins militaires (comme dépôts d'armes, centres de contrôle et de commande, positions de tirs pour des tireurs d'élite) est largement reconnue. Le nombre élevé d'immeubles apparemment résidentiels visés ne reflète pas une politique punitive de la part de l'armée israélienne, mais plutôt le large et systématique usage de ces structures par les organisations terroristes à Gaza», poursuit le communiqué.

B'Tselem a examiné 70 raids qui ont fait 606 morts, dont 70 % étaient mineurs ou âgés de plus de 60 ans. En 50 jours, l'offensive, terrestre et aérienne, de l'armée israélienne a tué près de 2200 Palestiniens - des civils pour 70 % d'entre eux selon l'ONU - et plus de 70 Israéliens, presque tous des soldats.

«Impossible de dire que l'armée ne savait pas ou ne pouvait pas savoir» que nombre de civils seraient tués dans ces attaques, a affirmé à la presse Yael Stein, qui a dirigé le rapport de l'ONG. «Peut-être le premier ou le deuxième jour, mais au 10e ou au 20e jour, quand on voit combien de civils ont été tués, ces attaques n'auraient pas dû avoir lieu».

«Il est vrai que le Hamas et d'autres mouvements actifs dans la bande de Gaza ne respectent pas le droit humanitaire international», affirme B'Tselem, mais les accusations de M. Nétanyahou contre le mouvement islamiste vise à balayer «toute restriction à l'action israélienne, quelles qu'en soient les atroces conséquences».

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