Les États-Unis et Israël, une relation de confiance à toute épreuve

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Au total, Washington a accordé plus de 100 milliards de dollars d'aides à Israël depuis sa formation en 1948, et il continue à approvisionner son allié en armements dernier cri.

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Offensive israélienne à Gaza

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Offensive israélienne à Gaza

L'armée israélienne mène l'opération «Bordure protectrice», la plus importante offensive militaire contre la Bande de Gaza depuis la sanglante et controversée mission «Plomb durci» lancée en 2008-2009, qui avait fait plus de 1400 morts. »

Michael Mathes
Agence France-Presse
WASHINGTON

Démocrates et républicains sont en conflit sur à peu près tous les sujets, mais un domaine fait l'unanimité malgré ces incessantes querelles: le soutien indéfectible des États-Unis à Israël.

Alors que le conflit à Gaza entre dans sa quatrième semaine, des bombardements israéliens faisaient rage mardi et rien ne semblait en mesure d'arrêter la spirale. Plus de 1100 Palestiniens ont été tués, dont trois-quarts de civils selon l'ONU. Côté israélien trois civils et 53 soldats sont morts.

Alors que le bilan s'alourdit d'heure en heure, Israël a été la cible de violentes critiques partout dans le monde, et même en Europe où des manifestations pro-Gaza se sont parfois transformées en émeutes antisémites.

Rien de tout cela à Washington. Les États-Unis restent le principal appui d'Israël aux Nations unies, où ils bloquent régulièrement des résolutions devant le Conseil de sécurité condamnant l'État hébreu.

Au total, Washington a accordé plus de 100 milliards de dollars d'aides à Israël depuis sa formation en 1948, et il continue à approvisionner son allié en armements dernier cri.

Les subventions à Israël sont votées sans ciller au Congrès, avec comme dernière illustration en date un projet pour allouer 225 millions de dollars au système de défense anti-roquettes Iron Dome.

En bref, «Israël a le soutien des États-Unis», a assuré la conseillère à la sécurité nationale Susan Rice lundi à Washington devant un parterre de dirigeants juifs.

«Nous avons toujours entretenu une relation spéciale», a-t-elle ajouté devant une assistance où figuraient également des élus américains. Parmi eux, le futur numéro deux de la Chambre des représentants Kevin McCarthy acquiesçait: «Si une roquette tombe sur Israël, une roquette tombe sur les États-Unis».

Les mêmes idéaux 

Les raisons de ce soutien indéfectible à Israël sont multiples et incluent des principes démocratiques, des valeurs communes ou une pression importante des groupes de pression pro-israéliens à Washington.

Les États-Unis avaient reconnu Israël 11 minutes après la proclamation de son indépendance, mais les relations ont été tumultueuses durant les premières années. Washington avait ainsi désapprouvé l'invasion de l'Égypte en 1956 et a refusé de vendre des armes à Israël jusque dans les années 1960.

Mais grâce à un changement de posture au moment de la Guerre froide, la relation israélo-américaine a pris une nouvelle tournure et est devenue très solide à partir de 1967. Depuis lors, Washington a toujours essayé d'être un médiateur de premier plan à travers les différents conflits, les attentats meurtriers ou les initiatives de paix inabouties dans la région.

La stabilité au Proche-Orient est primordiale pour les États-Unis et leur alliance avec Israël était un moyen d'éviter un embrasement de la région.

La plupart des présidents américains depuis 1948 ont insisté sur la relation spéciale qui unit les deux alliés, mais le rabbin William Gershon estime que ce lien remonte même à plusieurs siècles.

«Je dirais que tout a commencé en 1654 quand des juifs sont venus dans ce pays et ont appuyé la révolution américaine», a noté M. Gershon.

Les premiers pèlerins juifs fuyant les persécutions en Angleterre ont décrit leur arrivée dans le nouveau monde presque comme un nouvel Exode. Et beaucoup d'Américains, selon M. Gershon, voient l'État hébreu embrasser les mêmes idéaux et les mêmes valeurs que ceux définissant l'Amérique.

«Israël est la seule vraie démocratie au Moyen-Orient, je pense sincèrement que ces liens sont très forts, même quand parfois nous ne sommes pas d'accord», a encore déclaré William Gershon.

Les chrétiens américains sont aussi un solide soutien à Israël, «le seul pays au Proche-Orient où les chrétiens sont libres de prier en paix et en sécurité», comme le note le pasteur Paul de Vries, président de la New York Divinity School.

Et comme nombre d'élus républicains ont une base de votants composée de fervents électeurs chrétiens, ils figurent parmi les soutiens les plus actifs à Israël.

Enfin, le Comité américain des affaires publiques israéliennes (AIPAC) est un des lobbies les plus puissants et efficaces de Washington où il arrive régulièrement à faire voter des lois qu'il supporte.




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