Nétanyahou demande l'annulation de l'accord nucléaire avec l'Iran

«C'est un mauvais accord, il peut être révisé... (Photo Marcos Brindicci, REUTERS)

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«C'est un mauvais accord, il peut être révisé ou annulé. C'est la position d'Israël», a déclaré Benyamin Nétanyahou mardi à Buenos Aires, où il rencontrait le président Mauricio Macri.

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Agence France-Presse
BUENOS AIRES

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, en tournée en Amérique latine, a appelé mardi les grandes puissances à «réviser ou annuler» l'accord sur le nucléaire iranien signé en 2015 permettant de lever une partie des sanctions internationales contre l'Iran.

«Laissez-moi profiter de cette occasion pour éclaircir les choses. Je serai direct: c'est un mauvais accord, il peut être révisé ou annulé. C'est la position d'Israël», a déclaré M. Nétanyahou à Buenos Aires, où il rencontrait le président Mauricio Macri.

Conclu en juillet 2015 entre Téhéran et les grandes puissances, cet accord prévoit une levée progressive et conditionnelle des sanctions internationales contre l'Iran qui s'engage en échange à limiter son programme nucléaire à des usages civils et à ne pas se doter de l'arme atomique.

Ce texte est actuellement menacé par la dégradation des relations entre Téhéran et les États-Unis de Donald Trump.

Le chef du gouvernement israélien a assuré que dans le cas de l'Iran, c'est «la recherche d'armes nucléaires qui nous concerne et doit inquiéter l'ensemble de la communauté internationale. Nous comprenons le danger que représente le fait qu'une nation suspecte possède la bombe atomique».

À l'issue d'un entretien, le président argentin a remis à M. Nétanyahou quelque 140 000 documents et photos historiques de la Seconde Guerre mondiale numérisés pour permettre de nouvelles recherches sur l'Holocauste. Un matériel réuni par le ministère des Affaires étrangères argentin entre 1939 et 1950.

Les deux pays ont également signé des accords de coopération sur la sécurité publique, le crime organisé, le trafic de personnes, de drogues, le blanchiment d'argent et la cybercriminalité.

Dans ce pays où la communauté juive est estimée à 300 000 membres - la plus importante d'Amérique latine -, un accord commercial a aussi été conclu en vue de lancer une liaison aérienne de la compagnie israélienne El Al entre Buenos Aires et Tel-Aviv.

Des organisations pro-palestiniennes et de partis de gauche devaient manifester contre cette visite mardi, dénonçant les «politiques belliqueuses et répressives» du premier ministre israélien.

Israël cherche à élargir ses liens économiques et commerciaux avec de nouvelles régions et à se rapprocher de pays susceptibles de voter en sa faveur auprès des instances de l'ONU, où l'État hébreu est souvent condamné pour l'occupation des Territoires palestiniens.

Lors de cette tournée prévue jusqu'à vendredi, M. Nétanyahou se rendra ensuite en Colombie et au Mexique, avant de participer à New York à l'Assemblée générale des Nations unies.




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