Kerry et Zarif récompensés pour l'accord sur le nucléaire

John Kerry et son homolgue iranien Javad Zarif... (ARCHIVES REUTERS)

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John Kerry et son homolgue iranien Javad Zarif à Lausanne en mars 2015.

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Agence France-Presse
Washington

Le chef de la diplomatie américaine John Kerry et son homologue iranien Mohammad Javad Zarif ont remporté un prix diplomatique international pour l'accord historique sur le nucléaire iranien, ont annoncé l'institut londonien Chatham House et le département d'État.

Les deux ministres, qui ont négocié entre 2013 et 2015 en tête-à-tête ou entourés de leurs homologues des grandes puissances du groupe 5+1 (États-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni, Allemagne) se sont vu décerner ce prix «en reconnaissance de leurs rôles cruciaux en 2015» pour débloquer «l'une des impasses les plus difficiles des relations internationales au 21e siècle», s'est félicité Chatham House dans un communiqué.

L'accord, qui doit garantir la nature pacifique du programme nucléaire iranien en échange d'une levée des sanctions, a été scellé le 14 juillet 2015 et mis en oeuvre depuis le 16 janvier dernier. Il était considéré par «beaucoup comme impossible» mais il s'est avéré être «une victoire pour la diplomatie et contre la prolifération nucléaire», a jugé le célèbre centre de réflexion et de recherches basé à Londres.

À Washington, le département d'État, qui n'entretient pas de relations diplomatiques avec Téhéran, a indiqué que son patron John Kerry était «reconnaissant d'avoir été sélectionné pour ce prix» tout en soulignant qu'il s'agissait d'un «effort international avec les autres membres du 5+1 et l'UE».

Lors de la conclusion de l'accord, des rumeurs avaient circulé sur un éventuel prix Nobel de la paix qui aurait été décerné à l'automne 2015 au groupe 5+1 ou à MM. Kerry et Zarif.

Cette percée diplomatique majeure a permis d'amorcer un timide dégel entre les États-Unis et l'Iran mais le climat s'alourdit de nouveau à propos de la politique jugée belliqueuse de la puissance chiite au Moyen-Orient et des réticences des banques internationales à investir dans la République islamique.

Le prix Chatham House a récompensé les années passées l'ancienne secrétaire d'État et actuelle candidate à la présidentielle américaine Hillary Clinton, l'opposante birmane devenue dirigeante Aung San Suu Kyi et l'organisation Médecins sans frontières.

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