Washington achète 32 tonnes d'eau lourde à Téhéran

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Sur cette photo prise en août 2006, l'on peut voir les réservoirs d'eau lourde de la centrale nucléaire d'Arak, située à 320 kilomètres au sud de Téhéran.

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Agence France-Presse
NATIONS UNIES, New York

Les États-Unis vont acheter à l'Iran 32 tonnes d'eau lourde pour répondre aux besoins de l'industrie et de la recherche nucléaires américaines, a annoncé vendredi le département d'État, au moment où les deux pays discutent de l'application de l'accord sur le nucléaire iranien.

«Cette transaction», dont le montant n'a pas été annoncé, va «apporter à l'industrie des États-Unis un produit crucial, tout en permettant à l'Iran de vendre son surplus d'eau lourde», a vanté le porte-parole de la diplomatie américaine, John Kirby.

D'après le Wall Street Journal, qui a rapporté le premier cette information, le contrat se monte à 8,6 millions de dollars.

«Ces matériaux ne sont pas radioactifs et ne présentent pas de danger pour la sécurité», a affirmé M. Kirby dans un communiqué.

L'achat de cette quantité d'eau lourde est présenté par les États-Unis comme entrant dans le cadre de l'accord historique de Vienne du 14 juillet 2015 signé entre les grandes puissances et l'Iran et prévoyant le contrôle du programme nucléaire iranien.

Ce texte est entré en vigueur le 16 janvier dernier et prévoit une levée des sanctions économiques pesant sur Téhéran et sa réintégration progressive aux échanges internationaux.

«Le respect par l'Iran du JCPOA (acronyme en anglais de l'accord, NDLR) signifie que ces matériaux ont déjà été évacués d'Iran, garantissant qu'ils ne seraient pas utilisés pour le développement d'une arme nucléaire», s'est félicité le département d'État.

Ces 32 tonnes d'eau lourde devraient être livrées aux États-Unis «dans les semaines qui viennent» avant d'être «revendues» sur le marché américain à des fins industrielles et de recherche scientifique, selon M. Kirby.

Cette transaction est annoncée le jour où le secrétaire d'État américain John Kerry doit justement s'employer à New York à rassurer son homologue iranien Mohammad Javad Zarif sur le rythme de la levée des sanctions contre Téhéran à la suite de l'accord sur le nucléaire critiqué dans les deux pays.

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