Missiles russes en Iran: la capacité militaire américaine est «intacte»

Vladimir Poutine estime que cette décision est justifiée... (Photo Mikhail Klimentyev, RIA Novosti, Presidential Press Service, AP)

Agrandir

Vladimir Poutine estime que cette décision est justifiée par la conclusion d'un accord-cadre le 2 avril entre Téhéran et les grandes puissances sur le programme nucléaire iranien.

Photo Mikhail Klimentyev, RIA Novosti, Presidential Press Service, AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Nucléaire iranien

International

Nucléaire iranien

Consultez notre dossier sur le nucléaire iranien »

Agence France-Presse
WASHINGTON

L'acquisition par Téhéran de batteries de missiles antiaériens russes S-300 ne diminuerait pas la capacité américaine à frapper d'éventuelles installations nucléaires iraniennes, a déclaré jeudi le chef d'état-major interarmées américain Martin Dempsey.

«L'option militaire» pour empêcher le cas échéant les Iraniens d'avoir la bombe nucléaire «est intacte», a déclaré le général lors d'une conférence de presse conjointe avec le ministre de la Défense Ashton Carter.

«Nous savons depuis plusieurs années que ce système pourrait être vendu à l'Iran, et nous l'avons pris en compte dans tous nos plans», a expliqué le général Dempsey.

Moscou a décidé cette semaine de lever l'interdiction de livrer à l'Iran des batteries sol-air S-300. Vladimir Poutine estime que cette décision est justifiée par la conclusion d'un accord-cadre le 2 avril entre Téhéran et les grandes puissances sur le programme nucléaire iranien.

Israël avait très vivement réagi à cette annonce. Le premier ministre Benjamin Netanyahu avait fait part de son inquiétude à M. Poutine concernant une initiative qui va, selon lui, augmenter «l'agressivité» de l'Iran dans la région.

De son côté, le porte-parole de la Maison-Blanche a évoqué les «inquiétudes» américaines au sujet de cette possible vente. Et le vice-président Joe Biden a estimé que la décision de procéder à ces ventes montrait à quel point l'économie russe a été affaiblie, notamment par les sanctions occidentales liées à la crise ukrainienne.

Téhéran a indiqué espérer recevoir des batteries antiaériennes russes dès cette année.

«L'option militaire» contre un programme nucléaire militaire iranien a pour but à la fois d'encourager la négociation d'une solution diplomatique, et d'avoir un moyen d'agir si les négociations échouent, a rappelé le général Dempsey.

Un accord définitif sur le nucléaire iranien doit intervenir d'ici fin juin.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer