L'ex-imam montréalais qui a mené à ben Laden

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Dramatisation de l'assaut des Navy SEALs qui a mené à l'élimination d'Oussama ben Laden à sa résidence, à Abbottabad.

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Mort de ben Laden
Mort de ben Laden

Le 2 mai 2011, le mythique chef d'Al-Qaïda Oussama ben Laden était éliminé par des soldats d'élite des Navy SEALs dans sa villa pakistanaise d'Abbottabad. »

C'est grâce aux révélations sous la torture d'un ex-imam montréalais que les Américains ont été mis sur la piste qui allait les mener à Oussama ben Laden, affirme dans un récent livre un journaliste américain expert des opérations militaires.

Dans son ouvrage The Finish: The Killing of Osama bin Laden, le journaliste Mark Bowden lève le voile sur le rôle méconnu de Mohamedou Ould Slahi, ancien Montréalais toujours détenu à la prison de Guantánamo.

Né en Mauritanie en 1970, M. Slahi a vécu à Montréal du 26 novembre 1999 au 21 janvier 2000, selon des documents judiciaires canadiens. Il aurait étudié à l'École polytechnique et aurait dirigé les prières à la mosquée Al-Sunna, rue Hutchison.

Avant de venir au Canada, il s'est battu en Afghanistan contre les Soviétiques et il aurait prêté allégeance à Al-Qaïda. Selon la commission d'enquête américaine sur le 11-septembre, il aurait aussi recruté des djihadistes en Europe, dont deux qui allaient ensuite participer aux détournements d'avion le jour fatidique.

À Montréal, il aurait côtoyé Ahmed Ressam, condamné aux États-Unis pour le complot visant à faire sauter l'aéroport de Los Angeles.

Dans la ligne de mire des services secrets occidentaux malgré son départ du Canada en 2000, Mohamedou Ould Slahi a été arrêté et détenu successivement en Mauritanie, en Jordanie et en Afghanistan, à la demande des États-Unis, selon un jugement de la Cour fédérale canadienne.

Dans une poursuite contre les autorités américaines, M. Slahi affirme avoir été soumis à des traitements cruels et inhumains pendant sa détention.

Dans son livre, Mark Bowden confirme que le détenu a été torturé et soumis à des interrogatoires musclés. C'est alors qu'il a donné à ses interrogateurs le nom d'Abu Ahmed al-Kuwaiti, le courrier d'Oussama ben Laden, qui allait permettre aux Américains, plusieurs années plus tard, de retrouver et de tuer le leader d'Al-Qaïda, raconte l'auteur.

«Le nom [d'al-Kuweiti] a pris graduellement une plus grande importance alors qu'il ressortait plus souvent. En ce sens, Slahi, je crois, est à l'origine de leur intérêt pour cette personne», a expliqué Bowden dans une récente entrevue au National Post.

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