L'avance de Clinton sur Trump s'évapore

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Clinton obtient 45% des intentions de vote des électeurs qui iront voter, contre 42% pour Trump, selon un sondage réalisé pour le New York Times et la chaîne CBS publié jeudi.

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Qui succédera à Barack Obama ? Consultez notre dossier sur l'élection présidentielle américaine de 2016. »

Jérôme CARTILLIER
Agence France-Presse
Washington

À cinq jours d'une élection que le monde entier attend, le suspense augmente dans la course à la présidence des États-Unis: la démocrate Hillary Clinton reste en tête des intentions de vote, mais son avance face au républicain populiste Donald Trump a fondu.

L'actuel occupant de la Maison-Blanche Barack Obama s'est chargé jeudi matin, avec un réel enthousiasme et un plaisir évident, de galvaniser les troupes démocrates dans ce qui sera peut-être l'État le plus crucial du scrutin du 8 novembre: la Floride.

«Il y a des moments où le cours de l'histoire peut changer. Ils ne se présentent pas si souvent (...) celui-ci en est un», a lancé à Miami le 44e président des États-Unis, qui quittera le pouvoir le 20 janvier. «C'est différent de ce que nous avons vu jusqu'ici».

Dénonçant le danger que représenterait selon lui une présidence Trump, il a longuement ironisé sur l'homme d'affaires de New York, son parcours, son attitude, son style: «Vous ne voulez pas confier les armes nucléaires à quelqu'un qui prend la mouche à cause d'un sketch humoristique du Saturday Night Live !».

Inquiet d'une possible apathie électorale face au peu d'adhésion que suscite sa candidate, le camp démocrate déploie les grands moyens. Image forte à quelques heures de l'ouverture des bureaux de vote: Bill et Hillary Clinton, Barack et Michelle Obama se retrouveront ensemble lundi soir sur scène à Philadelphie, ville chargée de symboles.

Trump attaque Obama

Le dernier sondage CBS/New York Times publié jeudi crédite l'ancienne secrétaire d'État, 69 ans, d'un score de 45 % contre 42 % pour l'homme d'affaires de New York, 70 ans. Le précédent sondage, publié mi-octobre, lui donnait une avance de 9 points.

Repère encourageant cependant pour Hillary Clinton, qui espère devenir la première femme présidente de l'histoire, 24 ans après l'élection de son mari Bill: les modèles du New York Times et du site FiveThirtyEight lui prédisent toujours la victoire, avec respectivement 86 % et 67 % de probabilité.

Sous l'influence des derniers sondages donnant, même avec une marge limitée, Hillary Clinton en tête, les bourses asiatiques et européennes se stabilisaient jeudi après un net repli mercredi.

En 2012 à la même époque, Barack Obama, qui visait un deuxième mandat, et Mitt Romney étaient au coude-à-coude dans les sondages: le président démocrate l'avait finalement emporté avec une confortable avance de 4 points.

Facteur intéressant dans un festival d'invectives et d'accusations que les deux candidats se renvoient à la figure, plus de 6 Américains sur dix affirment avoir fait leur choix et assurent que la cascade de «révélations» plus ou moins fracassantes de ces derniers jours ne les fera pas changer d'avis.

Longtemps à la peine dans les sondages, Donald Trump qui a retrouvé un second souffle depuis la relance vendredi de l'enquête du FBI sur les courriels non sécurisés de Mme Clinton, est de nouveau revenu en Floride, où la victoire de George W. Bush s'était jouée à quelques centaines de voix en 2000.

Hillary Clinton «ne devrait même pas être autorisée à être à la présidence», a-t-il lancé à Jacksonville, revenant très longuement sur l'affaire des courriels.

Le magnat de l'immobilier s'en est aussi pris directement à Barack Obama qui devait faire campagne lui aussi dans cette ville dans l'après-midi: «Il est ici en campagne pour Hillary-la-crapule, pourquoi n'est-il pas à son bureau en train de créer des emplois pour les Américains ?».

«Pas une élection normale»

Quelle que soit l'issue du scrutin le 8 novembre, il sera assombri par un constat: la première puissance mondiale est plus que jamais déchirée, sourde aux appels à l'unité de Barack Obama.

Les deux camps, qui ne s'épargnaient pas depuis des mois, ont désormais abandonné tout sens de la nuance.

Le candidat républicain a affirmé mercredi que l'élection de sa rivale risquerait de provoquer une «crise constitutionnelle sans précédent» et même une «Troisième Guerre mondiale».

Attaquée sur sa probité depuis des mois, Hillary Clinton n'évoque plus qu'en passant son programme. Ses rassemblements sont devenus des récitations des pires propos de Donald Trump sur les femmes, les immigrés, les musulmans...

«Mes amis, ce n'est pas une élection normale», a-t-elle lancé mercredi, maniant l'euphémisme.

Le sondage CBS/New York Times confirme une division très nette au sein de l'électorat: Mme Clinton a un solide avantage de 14 points chez les femmes, M. Trump une nette avance de 11 points chez les hommes.

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