Donald Trump peine à amasser des fonds

Le républicain Donald Trump prend la parole devant... (photo Carlo Allegri, archives REUTERS)

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Le républicain Donald Trump prend la parole devant ses partisans réunis à Geneva, dans l'Ohio, le 27 octobre.

photo Carlo Allegri, archives REUTERS

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Ivan Couronne
Agence France-Presse
WASHINGTON

Distancé dans les sondages, Donald Trump l'est aussi dans la course aux dollars. À onze jours de l'élection présidentielle américaine, le candidat républicain accélère le rythme de sa campagne et défiera vendredi son adversaire dans l'État très disputé de l'Iowa.

La candidate démocrate Hillary Clinton est généralement en tête des sondages, mais certains États comme l'Iowa, dans le nord du pays, restent serrés, ce qui explique que les deux adversaires se retrouveront dans la même ville, Cedar Rapids, à quelques heures de différence.

Hillary Clinton profitera de deux rassemblements prévus dans l'Iowa, à Cedar Rapids puis à Des Moines, pour sonner le rappel et inciter les démocrates à se rendre aux urnes, ce qui est déjà possible là-bas. Donald Trump commencera son périple dans le New Hampshire, puis se rendra dans le Maine avant de finir la journée à Cedar Rapids, dans un grand amphithéâtre en plein air capable d'accueillir 5000 personnes.

Mais si le promoteur populiste continue de rassembler les plus grandes foules de cette campagne, il peine à attirer les dons, qui ont baissé en octobre.

Les deux équipes de campagne ont déposé jeudi soir leurs comptes de campagne pour la période allant jusqu'au 19 octobre, un rapport d'étape qui confirme que les démocrates dominent largement cette année la course aux dons, bien que les sommes soient inférieures au record de 2012.

Hillary Clinton disposait pour la dernière ligne droite d'un trésor de guerre près de quatre fois supérieur à celui de Donald Trump, avec 62 millions contre 16 millions.

En incluant d'autres fonds et comités démocrates, l'équipe Clinton avait au total 172 millions dans sa trésorerie, contre 73 millions pour l'équipe républicaine, un écart exceptionnel, selon Politico.

Cet avantage se traduira par une avalanche publicitaire démocrate sur les antennes des télévisions américaines.

L'autre surprise de ce point d'étape est que Donald Trump n'a signé aucun chèque ce mois-ci pour soutenir sa campagne, se contentant d'un don en nature de 31 000 $. Le milliardaire, qui affirme être à la tête d'une fortune de plus de 10 milliards de dollars, a contribué de sa poche à hauteur de 56 millions de dollars à ce jour, une coquette somme qu'il a encore promis mercredi d'arrondir à plus de 100 millions.

Mais les 44 millions de dollars manquant tardent à se concrétiser. À l'approche du scrutin, acheter des plages publicitaires sera de plus en plus difficile et coûteux.

Sueurs froides dans l'Utah

Les grands donateurs républicains, chefs d'entreprises millionnaires et milliardaires, se précipitent en revanche pour sauver la majorité républicaine du Congrès. Selon les calculs du New York Times, des dizaines de millions de dollars de dons ont été faits pour soutenir des candidats au Sénat, où la majorité pourrait ne se jouer qu'à un ou deux sièges près.

Entraîné par Donald Trump, le bateau républicain commence à prendre l'eau. Le colistier du candidat, le gouverneur Mike Pence, a ainsi dû se rendre cette semaine dans l'Utah, État fermement conservateur de l'ouest du pays où les candidats républicains à la Maison-Blanche ne font habituellement jamais campagne.

Mais cette année, un candidat conservateur indépendant, Evan McMullin, s'y est présenté comme candidat alternatif à Donald Trump, pour les républicains révulsés par la personnalité du milliardaire, et cet ex-grand inconnu le talonne dans les sondages.

« Mon message à l'Utah est que les républicains doivent revenir à la maison et élire Donald Trump président », a dit Mike Pence sur CBS vendredi.

Le loyal colistier défend ardemment l'homme d'affaires, qui n'a de cesse de dénoncer une collusion entre le camp démocrate, les instituts de sondages et les médias.

« Quand Donald Trump parle d'une élection truquée, nous parlons autant du biais documenté des médias nationaux qui semblent être au service d'Hillary Clinton... » a aussi dit Mike Pence sur MSNBC.

Lors d'une série de rassemblements jeudi dans l'Ohio, où il mène de peu dans les sondages, le candidat républicain à la Maison-Blanche a attaqué sans relâche Hillary Clinton, puisant dans des messages piratés et publiés par WikiLeaks depuis trois semaines pour brosser le portrait d'un couple Clinton « corrompu ».

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