Michelle Obama et Hillary Clinton ensemble sur scène

Hillary Clinton et Michelle Obama ont participé à... (PHOTO AP)

Agrandir

Hillary Clinton et Michelle Obama ont participé à un rallye en Caroline du Nord, jeudi après-midi.

PHOTO AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Maison-Blanche 2016

International

Maison-Blanche 2016

Qui succédera à Barack Obama ? Consultez notre dossier sur l'élection présidentielle américaine de 2016. »

Michael Mathes, Sébastien Blanc
Agence France-Presse
Winston-Salem et Washington

Michelle Obama a fait une première apparition conjointe avec son «amie» Hillary Clinton en campagne pour la Maison-Blanche, l'épouse du président apportant un soutien de poids à la candidate démocrate.

Les deux premières dames, l'actuelle et l'ancienne, se sont chaleureusement embrassées à la tribune d'un rallye à Winston-Salem, en Caroline du Nord, dans le sud-est des États-Unis. Cette réunion rassemblait 11 000 personnes, galvanisées par la présence de Mme Obama.

C'était la deuxième plus forte affluence pour un rassemblement de campagne de la démocrate.

«Sérieusement, existe-t-il une personne qui soit davantage source d'inspiration que Michelle Obama?», a questionné Mme Clinton, en appelant l'auditoire à voter le 8 novembre, ou si possible de façon anticipée.

Plus populaire en Amérique que son mari Barack, la première dame a ensuite pris la parole pour prodiguer des louanges à l'ex-secrétaire d'État, dont elle a vanté l'expérience «supérieure à n'importe quel candidat de notre vivant, soit davantage que Barack, davantage que Bill».

«Au cas où les gens se demanderaient, oui Hillary est mon amie!», a lancé Michelle Obama, qui a ces dernières semaines surpris les observateurs politiques en s'impliquant de façon volontaire pour soutenir Mme Clinton dans sa course présidentielle.

«C'est le taux de participation qui fera la différence», a insisté la femme du président en appelant les électeurs à «retrousser leurs manches» et faire leur devoir de citoyen pour barrer la route à Donald Trump.

Un fort taux de participation au scrutin du 8 novembre serait favorable à la candidate démocrate, la favorite des sondages, même si ceux-ci ont tendance à se resserrer depuis 24 heures.

La Caroline du Nord fait partie des États pivots susceptibles de tomber dans l'escarcelle démocrate ou républicaine et qui sont donc décisifs pour la victoire. Barack Obama avait emporté la Caroline du Nord en 2008, mais y avait essuyé une défaite en 2012. 

Mme Obama, «arme pas si secrète» 

Il y a huit ans, il aurait été impensable d'imaginer une telle rencontre entre Michelle Obama et Hillary Clinton. La campagne des primaires démocrates de 2008, qui avait opposé le sénateur de l'Illinois à la sénatrice de New York, avait été âpre et tendue.

Mais les cicatrices se sont refermées et les deux natives de Chicago se sont vu offrir sur un plateau d'argent, par Donald Trump, un thème d'expression commun: la défense des femmes, visées par des propos dégradants et misogynes tenus en 2005 par le milliardaire.

Il y a deux semaines la mère des adolescentes Sasha et Malia s'était dite «glacée jusqu'à la moelle» par ces déclarations, dans un discours passionné au ton inhabituellement dur.

La charismatique Mme Obama, que ses nombreux admirateurs aimeraient voir entrer en course pour la Maison Blanche en 2020 ou 2024, est devenue «notre arme pas si secrète», a récemment reconnu Brian Fallon, le porte-parole de Mme Clinton.

«Elle a dépassé nos attentes en terme du nombre d'événements auxquels elle a pu et a voulu participer», a-t-il ajouté, en qualifiant l'avocate noire de «véritable rock star».

Comme un clin d'oeil à ce commentaire, la photographe Annie Leibovitz, spécialisée dans les portraits de célébrités dont elle met en valeur le glamour, a pris place jeudi dans l'avion de Mme Clinton.

Donald Trump a de son côté commencé à sillonner jeudi l'Ohio, un autre État-clé.

Dans un premier de trois rassemblements de campagne, il a dénoncé les liaisons selon lui malsaines entre le travail passé de Mme Clinton à la tête de la diplomatie américaine et le financement des missions caritatives de la fondation portant le nom de son mari Bill.

«Nous sommes en route pour Washington. Et nous allons curer le marigot», a-t-il lancé sous les applaudissements, lors d'un meeting à Springfield. 

Attaques redoublées

Le candidat de 70 ans, s'est dit prêt mercredi à sortir des millions de dollars de sa poche pour tenter de freiner sa rivale dans la dernière ligne droite de la campagne.

Il a aussi redoublé ces derniers jours ses attaques visant Mme Clinton, «une personne très corrompue» qui «ne devrait pas être autorisée à être candidate».

Le populiste magnat de l'immobilier dénonce parallèlement un «système truqué» et crie haro sur les «médias malhonnêtes», les sondages et les élites «véreuses» de Washington.

«Je me sens vraiment bien, pleine d'énergie (...) mais cette élection n'est pas terminée tant qu'elle ne l'est pas», a pour sa part assuré Hillary Clinton, qui a fêté mercredi ses 69 ans.

«Nous ne considérons rien comme acquis», a-t-elle insisté, étant fragilisée par les publications répétées des courriels piratés de ses collaborateurs, via Wikileaks.

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer