WikiLeaks publie des discours de Clinton pour Goldman Sachs

L'équipe de campagne de Mme Clinton n'a pas... (photo Brendan Smialowski, archives AFP)

Agrandir

L'équipe de campagne de Mme Clinton n'a pas contesté l'authenticité de ces documents, subtilisés dans les courriers électroniques du président de campagne de la candidate démocrate John Podesta par Wikileaks.

photo Brendan Smialowski, archives AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Maison-Blanche 2016

International

Maison-Blanche 2016

Qui succédera à Barack Obama ? Consultez notre dossier sur l'élection présidentielle américaine de 2016. »

Agence France-Presse
Washington

Trois discours rémunérés d'Hillary Clinton, payés par la banque Goldman Sachs, ont été publiés samedi par le site Wikileaks, jetant une lumière crue sur les liens de la candidate démocrate à la présidentielle américaine avec les principaux acteurs de Wall Street.

>>> Réagissez sur le blogue de Richard Hétu

L'équipe de campagne de Mme Clinton n'a pas contesté l'authenticité de ces documents, subtilisés dans les courriers électroniques du président de campagne de la candidate démocrate John Podesta par Wikileaks.

Elle a cependant accusé le gouvernement russe d'être responsable de ces fuites - un point de vue partagé par le gouvernement américain - et Wikileaks d'aider le rival d'Hillary Clinton, le républicain Donald Trump, dans la course à la Maison-Blanche.

La tonalité de ces discours montre les opinions de Mme Clinton sur les réglementations financières, sur ses relations avec le président russe Vladimir Poutine et sur les effets négatifs de précédentes fuites de Wikileaks sur la politique extérieure américaine.

Les déclarations de la démocrate ne sont pas radicalement différentes de ses récentes prises de position, bien qu'elles soient plus directes.

Dans un discours prononcé en octobre 2013 pour Goldman Sachs, elle suggère que des actions doivent être menées afin de maîtriser, «pour des raisons politiques», les abus de Wall Street.

«Il y avait aussi une nécessité d'agir pour des raisons politiques. Si vous êtes un élu du Congrès, que des personnes dans votre circonscription perdent leur emploi et que partout dans la presse il se dit que c'est la faute de Wall Street, vous ne pouvez pas rester assis et ne rien faire», a-t-elle dit.

Ces discours pour le géant de la finance ont été prononcés entre le moment où elle a quitté son poste de secrétaire d'État et celui où elle a débuté sa campagne présidentielle.

La révélation de ses discours pour Goldman Sachs avait été du pain bénit pour son rival à la primaire démocrate, Bernie Sanders, qui estimait qu'elle ne pouvait pas réguler les sociétés qui en même temps la rétribuaient.

Donald Trump a essayé d'utiliser contre elle ces courriers volés, l'accusant notamment de ne pas avoir sécurisé des documents internes à l'administration américaine en utilisant un courriel privé alors qu'elle était secrétaire d'État.

Il s'est également lourdement appuyé sur les révélations de Wikileaks montrant que Mme Clinton, lors de discours privés à des géants bancaires en 2013 et 2014, avait pris position pour le libre-échange et l'autorégulation de Wall Street, en opposition avec son discours de candidate.

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer