Clinton rassérénée, Trump promet une revanche

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Hillary Clinton n'a pas caché sa bonne humeur lors d'un rallye à Raleigh, en Caroline du Nord.

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Ivan Couronne
Agence France-Presse
Raleigh

Donald Trump, revenu aux fondamentaux de sa campagne des primaires pour regonfler le moral de ses troupes, a violemment attaqué Hillary Clinton au lendemain d'un débat télévisé historique remporté selon les observateurs par la démocrate.

S'attribuant la victoire au débat, le milliardaire a éreinté mardi soir sa rivale, reprenant le surnom qu'il n'avait pas osé utiliser pendant l'émission: Hillary-la-crapule. «Il n'y a pas plus malhonnête qu'elle», a-t-il lâché au cours d'un spectaculaire meeting.

«J'ai retenu mes coups, je ne voulais rien faire qui puisse la gêner, mais je l'ai observée, elle est coincée dans le passé», a déclaré Donald Trump, acclamé par une foule déchaînée de plusieurs milliers de personnes réunies dans un hangar en bord de piste à l'aéroport de Melbourne, en Floride, avec son Boeing 757 personnel en toile de fond.

Signe que le républicain n'est pas si satisfait que cela de sa prestation, et il a promis de «taper plus fort» lors du prochain débat, le 9 octobre.

Son antienne est que la démocrate est «la candidate du passé, et nous sommes le candidat de l'avenir». Le message est bien passé lors de l'émission, mais le candidat s'est fait piéger et a semblé nerveux, oubliant de parler du mur à la frontière avec le Mexique qui constitue la pièce maîtresse de son programme présidentiel.

«Construisez le mur!» ont entonné ses partisans.

«Nous construirons le mur à 100%», a répondu Donald Trump.

«J'aime tout ce qu'il dit», dit Elaine Nunn, 40 ans, qui ne croit pas à un débat raté.

Sûre d'avoir dominé le milliardaire lors du débat de lundi soir, qui a été suivi par un nombre record de 84 millions de téléspectateurs, Hillary Clinton estime de son côté avoir prouvé que le magnat de l'immobilier n'avait ni le caractère ni les compétences pour succéder à Barack Obama.

Des partisans de Donald Trump lors d'un rallye... (PHOTO AFP) - image 2.0

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Des partisans de Donald Trump lors d'un rallye à Melbourne, en Floride, mardi soir.

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«Plus que deux»

«Tout le monde a pu voir son attitude, son caractère, son comportement sur le plateau et les gens ont pu en tirer leurs conclusions», a-t-elle dit, joviale, en rendant visite quelques minutes aux journalistes qui voyagent dans son Boeing 737, avant un meeting mardi en Caroline du Nord, champ de bataille électoral.

Elle n'a pas manqué d'épingler son adversaire, qui s'est plaint après le débat d'avoir eu des problèmes de micro. «Si on se plaint du micro, c'est qu'on ne passe pas une bonne soirée», a lâché la candidate avant de tourner les talons.

Ses plus proches conseillers étaient aussi de ce voyage en forme de tour de piste victorieux. Ils estiment que Donald Trump a commis plusieurs fautes, provoquées par des piques d'Hillary Clinton. Il a par exemple sous-entendu que payer moins d'impôts grâce à des astuces fiscales était une preuve d'intelligence.

«Et avec cette tendance à renifler, à boire plein d'eau et à agripper le pupitre, il a semblé vraiment en manque de carburant», a persiflé John Podesta, président de l'équipe de campagne d'Hillary Clinton.

«Un de fait, plus que deux!» a ensuite lancé Hillary Clinton dans un institut d'enseignement technique à Raleigh, acclamée par 1400 supporters. Elle a encouragé les jeunes à s'inscrire sur les listes électorales et à se mobiliser, alors que dans plusieurs États le vote par correspondance a déjà commencé.

Rassérénée après deux semaines de flottement, elle a puisé avec gourmandise dans le débat de la veille pour noircir le portrait du républicain. «Il s'est vanté de profiter du système pour ne pas payer sa part d'impôts», a-t-elle dit à son meeting. «Il n'a probablement jamais payé un centime pour soutenir nos soldats, nos anciens combattants ou nos écoles».

Il faudra plusieurs jours pour mesurer l'impact du débat sur les nombreux électeurs qui restent indécis à 42 jours du scrutin.

Mercredi, Donald Trump sera dans le Wisconsin et Hillary Clinton dans New Hampshire.

À ce jour, l'ex-Première dame recueille 43% des intentions de vote contre 41,5% pour l'homme d'affaires, selon la moyenne calculée par le site Real Clear Politics.

La bataille est loin d'être gagnée. L'équipe Trump a d'ailleurs annoncé avoir levé la somme étourdissante de 18 millions de dollars en 24 heures. Par comparaison, il avait levé 90 millions durant tout le mois d'août.

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