Trump de nouveau accusé d'inciter à la violence contre Clinton

Devant un parterre de quelque 4000 partisans à... (Photo Reuters)

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Devant un parterre de quelque 4000 partisans à Miami, en Floride, le milliardaire a lancé, à propos des gardes du corps armés qui accompagnent sa rivale, que leur présence «va vraiment contre le deuxième amendement» de la Constitution américaine, touchant au droit de posséder des armes.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Le candidat républicain à la Maison-Blanche Donald Trump était une nouvelle fois accusé vendredi par le camp de sa rivale démocrate Hillary Clinton d'appeler à la violence contre elle, après avoir ironisé sur ce qu'il arriverait si ses gardes du corps étaient désarmés.

Devant un parterre de quelque 4000 partisans à Miami, en Floride, le milliardaire a lancé, à propos des gardes du corps armés qui accompagnent sa rivale, que leur présence «va vraiment contre le deuxième amendement» de la Constitution américaine, touchant au droit de posséder des armes.

«Ses gardes du corps devraient renoncer à toutes leurs armes», a-t-il déclaré. «Ils devraient renoncer à leurs armes. Pas vrai? Pas vrai? Ils devraient déposer leurs armes immédiatement, qu'en pensez-vous? Oui, oui, enlevez-leur leurs armes. Elle ne veut pas d'armes. Prenez-les et voyons ce qui lui arrive. Prenez leurs armes, ok? Ça serait très dangereux.»

Hillary Clinton et Donald Trump bénéficient, en tant que candidats à la présidentielle, de la protection du «Secret service» américain.

Les propos du candidat républicain ont rapidement fait réagir du côté démocrate.

«Donald Trump, le candidat républicain à la présidence, a tendance à inciter les gens à la violence», a accusé le directeur de campagne de Hillary Clinton, Robby Mook.

«Que ce soit fait pour provoquer des manifestants lors d'un rassemblement, ou en passant, ou même pour plaisanter, c'est une caractéristique inacceptable chez quiconque aspire au poste de commandant en chef» des armées.

«Il n'est pas qualifié pour être président et il est temps que les dirigeants républicains dénoncent ce comportement inquiétant chez leur candidat», poursuit-il dans un communiqué.

En août, Hillary Clinton avait estimé que Donald Trump était allé trop loin en suggérant, selon elle, aux détenteurs d'armes qu'ils résistent en cas d'élection de la démocrate à la Maison-Blanche le 8 novembre.

Affirmant qu'elle nommerait, si elle était élue, des juges à la Cour suprême susceptibles d'abolir le deuxième amendement, il avait lancé cette phrase ambigüe devant des partisans: «Si elle a la possibilité de choisir ses juges, il n'y a rien que vous puissiez faire, les amis. Quoique les gens (qui soutiennent le) deuxième amendement... peut-être que si, je ne sais pas».

Donald Trump a plus tard affirmé qu'il voulait simplement dire que les détenteurs d'armes devaient se faire entendre en allant voter en novembre lors du scrutin présidentiel.

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