Et si un candidat à la présidentielle mourait subitement?

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Sophie Allard
La Presse

Si Donald Trump ou Hillary Clinton mourait cette semaine, est-ce leur colistier qui les remplacerait?

Accompagnée du sénateur de l'État de New York... (Photo Andrew Harnik, Associated Press) - image 1.0

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Accompagnée du sénateur de l'État de New York Chuck Schumer (à l'arrière, centre-gauche) et du maire de la métropole Bill de Blasio (à l'arrière, centre-droite), Hillary Clinton - qui était sénatrice de l'État lors des attentats - a assisté hier à la cérémonie commémorative organisée à Manhattan. Quelques instants après avoir quitté le lieu du rassemblement, la candidate démocrate à la Maison-Blanche a été victime d'un malaise.

Photo Andrew Harnik, Associated Press

Pas nécessairement. « La Constitution des États-Unis ne prévoit rien à cet effet et il n'y a pas de précédent. Chacun des partis a ses procédures en cas de décès ou de désistement. Selon le moment où le décès surviendrait, il y a plusieurs cas de figure », explique Karine Prémont, directrice adjointe de l'Observatoire sur les États-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand. De son côté, le Congrès peut proposer et voter une loi afin de repousser la date de l'élection.

Quelles sont les règles des partis?

Si Donald Trump mourait avant l'élection, les républicains auraient deux options, selon la charte du parti : le Comité national républicain pourrait voter pour un nouveau candidat ou il pourrait demander aux délégués du parti de voter. « Dans les deux cas, le candidat choisi doit avoir obtenu la majorité des votes », précise Mme Prémont. Si Hillary Clinton mourait avant le scrutin, ce serait au Comité national démocrate de déterminer la marche à suivre. « La règle est de tenir un vote, mais il n'est pas spécifié de quelle façon », dit Mme Prémont, aussi professeure à l'École de politique appliquée de l'Université de Sherbrooke.

Si un décès survient après l'élection du 8 novembre?

« Le processus électoral américain est compliqué. L'élection du 8 novembre n'est pas finale, il y a d'autres jalons, d'autres votes », rappelle Karine Prémont. Le 8 novembre, la population est appelée à voter pour des grands électeurs qui voteront à leur tour en décembre pour le président. Celui-ci prêtera serment le 20 janvier 2017. « Si le décès survient entre les deux votes, les directives pourraient différer d'un État à l'autre, à moins que le parti ne s'entende sur une façon unique de procéder », explique la chercheuse. Ainsi, les grands électeurs pourraient être appelés à voter pour le candidat à la vice-présidence, pour un candidat d'un tiers parti ou pour un autre candidat.

Qu'est-il prévu en cas de décès après les votes, mais avant l'investiture?

Si le candidat mort est désigné par les grands électeurs et que le Congrès déclare les résultats valides, il devient alors officiellement président et, selon le XXe amendement, le vice-président le remplace immédiatement.

Qu'arrive-t-il en cas de décès après l'investiture?

« Le vice-président remplace automatiquement le président décédé, comme cela est arrivé lors de l'assassinat de John F. Kennedy. Il termine le mandat en cours, jusqu'aux prochaines élections », dit Mme Prémont. Le nouveau président a ensuite le droit de briguer la présidence pour deux mandats complets.

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