Clinton s'excuse d'avoir qualifié les électeurs de Trump de «pitoyables»

Hillary Clinton... (PHOTO Andrew Harnik, AP)

Agrandir

Hillary Clinton

PHOTO Andrew Harnik, AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Maison-Blanche 2016

International

Maison-Blanche 2016

Qui succédera à Barack Obama ? Consultez notre dossier sur l'élection présidentielle américaine de 2016. »

Shahzad ABDUL
Agence France-Presse
WASHINGTON

Est-ce la «pire erreur» de la campagne présidentielle, comme le suggère Donald Trump ? Sous le feu des critiques, Hillary Clinton a présenté samedi ses excuses après avoir qualifié les électeurs de son rival pour la Maison-Blanche de «pitoyables».

La candidate démocrate à la Maison-Blanche n'a sans doute pas mesuré la polémique que susciteraient ses propos, vendredi soir lors d'un événement de collecte de fonds à New York, lorsqu'ils ont été accueillis par une pluie d'applaudissements.

À l'occasion du «gala LGBT pour Hillary» et devant de nombreux militants homosexuels, l'ancienne Première dame a dressé le portrait des partisans de l'homme d'affaires qu'elle affrontera lors de la présidentielle du 8 novembre.

«Pour généraliser, en gros, vous pouvez placer la moitié des partisans de Trump dans ce que j'appelle le panier des pitoyables», a alors lancé l'ancienne chef de la diplomatie américaine.

Avant de détailler: «Les racistes, sexistes, homophobes, xénophobes, islamophobes. À vous de choisir».

«La nuit dernière, j'ai «généralisé en gros», et ce n'est jamais une bonne idée. Je regrette avoir dit ''la moitié'', c'était mal», a-t-elle reconnu samedi dans un communiqué face à l'ampleur d'une polémique devenue nationale.

La veille, elle avait poursuivi son raisonnement, affirmant que la plupart de ces soutiens de Donald Trump sont «incorrigibles».

Quant à la seconde moitié des électeurs du républicain, elle constitue «un panier rempli de personnes qui ont l'impression que le gouvernement les a laissées tomber, que l'économie les a laissées tomber, que personne ne s'intéresse à eux (...) et ils recherchent juste désespérément le changement».

La droite américaine a tiré à boulets rouges sur Hillary Clinton, accusée de mépriser l'Américain moyen. Les militants républicains, l'organe du parti, ses responsables et surtout Donald Trump ont fustigé ses propos.

«Attaque grotesque»

«Wow, Hillary Clinton a été TELLEMENT INSULTANTE envers mes partisans, des millions de personnes incroyables, qui travaillent dur. Je pense que cela va lui coûter cher dans les sondages!», a d'abord réagi Donald Trump dans un tweet samedi.

La démocrate a commis «la pire erreur de la saison» en lançant cette «attaque grotesque sur les électeurs américains», a-t-il ensuite ajouté dans un communiqué.

«Pour la première fois depuis un long moment, ses vrais sentiments ont émergé, montrant son sectarisme et sa haine envers des millions d'Américains».

S'exprimant à la tribune d'une conférence de défenseurs des valeurs conservatrices, le colistier de Donald Trump, Mike Pence, a plus tôt dénoncé «dans les termes les plus forts» les «propos déplorables» de Mme Clinton.

«La vérité est que les hommes et les femmes qui soutiennent Donald Trump sont des Américains qui travaillent dur, des fermiers, mineurs, enseignants, anciens combattants, membres des forces de l'ordre», a-t-il énuméré lors de ce rassemblement ultra-conservateur.

«Ils ne sont un panier de rien du tout, ils sont Américains et méritent votre respect».

La sortie d'Hillary Clinton a suscité de nombreux commentaires sur internet et le hashtag «BasketOfDeplorables» («panier des pitoyables» en français) est devenu samedi la première «tendance» sur Twitter.

Outre les nombreuses réactions indignées des soutiens du milliardaire, des commentateurs politiques ont évoqué une sérieuse erreur de la part d'Hillary Clinton.

«Le «panier des pitoyables» de Clinton était une erreur», a par exemple tweeté Matthew Dowd, analyste politique sur ABC News, au moment où les sondages prédisent une course plus disputée qu'attendu pour la Maison-Blanche.

Mais bien qu'elle ait reconnu une erreur sur cette affirmation, celle qui entend devenir la première femme présidente des États-Unis a assuré dans son communiqué qu'elle continuerait à dénoncer «la rhétorique sectaire et raciste» de son rival.

«Il est déplorable que Trump ait (...) donné une audience nationale aux idées et aux voix haineuses, notamment en retweetant une frange de sectaires avec une dizaine d'abonnés et en diffusant leurs messages à 11 millions de personnes», a-t-elle écrit, en référence à l'activité du milliardaire sur Twitter.

En attendant, Hillary Clinton s'est montrée plus prudente, samedi, lors d'un nouvel événement pour lever des fonds au nord de New York. Cette fois, la presse a été tenue à l'écart.

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer