Trump encense les qualités de dirigeant de Poutine

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Le candidat républicain à la Maison-Blanche, Donald Trump

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Jerome CARTILLIER
Agence France-Presse
NEW YORK

Le candidat républicain à la Maison-Blanche Donald Trump a loué mercredi - avec insistance - les qualités de dirigeant du président russe Vladimir Poutine, bien supérieures selon lui à celles de Barack Obama.

À trois semaines d'un premier débat très attendu, et à deux mois du scrutin qui désignera le successeur de M. Obama, le magnat de l'immobilier a partagé le même plateau de télévision - mais pas au même moment - que la candidate démocrate Hillary Clinton.

En début de semaine, cette dernière s'est ouvertement inquiétée de «graves» interférences de Moscou dans l'élection présidentielle américaine.

Tour à tour placés sur la défensive - Clinton sur l'affaire des courriels qui empoisonne sa campagne et Trump sur son manque total d'expérience en matière de défense et de politique étrangère - les deux rivaux ont assuré être prêts pour assumer le rôle de «Commandant en chef» de la première puissance mondiale.

Donald Trump, qui a assuré être «totalement préparé» à l'exercice du pouvoir grâce son expérience du monde des affaires, a longuement insisté sur sa volonté de transformer les relations avec la Russie, au plus bas depuis la fin de la Guerre froide.

«Je pense que j'aurais une très bonne relation avec Poutine (...) Il a été un leader, beaucoup plus que notre président ne l'a été», a lancé le candidat à la Maison-Blanche, allant plus loin que par le passé dans sa défense de l'homme fort du Kremlin.

Le président russe n'est-il pas aussi celui qui a envahi la Crimée et soutenu Bachar al-Assad en Syrie, a interrogé le journaliste de NBC Matt Lauer ? «Vous voulez que je commence à énumérer les choses que fait le président Obama dans le même temps ?», a répondu l'homme d'affaires de New York.

La Russie n'est-elle pas soupçonnée d'être derrière le piratage informatique ayant visé le parti démocrate en juillet ? «Personne ne le sait avec certitude», a-t-il encore rétorqué.

Quelques heures avant l'émission, Donald Trump avait affirmé à ses soutiens que s'il accédait à la Maison-Blanche, il ordonnerait à ses généraux de lui présenter dans ses 30 premiers jours un plan pour vaincre l'EI.

Le milliardaire a aussi affirmé qu'il augmenterait considérablement le budget de la défense. L'armée a été tellement «affaiblie» qu'elle a besoin d'être renforcée à grande échelle, avec davantage de soldats, d'avions et de navires, a-t-il fait valoir.

«Langage corporel»

Le milliardaire a aussi accusé sa rivale d'avoir «la gâchette facile». «L'héritage de Hillary Clinton en Irak, en Libye, et en Syrie a entraîné seulement du chaos, de la souffrance et de la mort», a-t-il affirmé.

Dans un registre très différent, Hillary Clinton a, avant lui, mis en avant son expérience à la tête de la diplomatie américaine, rappelant en particulier qu'elle avait participé à la décision de lancer un assaut contre Oussama Ben Laden au Pakistan.

Martelant sa volonté de vaincre le groupe Etat islamique, elle a réaffirmé qu'elle excluait d'envoyer des troupes au sol en Irak et en Syrie. «Nous devons favoriser plus de coopération avec l'Europe et le Proche-Orient» en termes de renseignement, a-t-elle lancé.

Mais l'avalanche de questions sur l'utilisation d'un serveur privé lorsqu'elle était à la tête du département d'État a une nouvelle fois placé l'ancienne Première dame en difficulté.

Répétant qu'elle avait fait «une erreur», elle a rappelé que le FBI avait, à l'issue de son enquête, jugé qu'il n'y a avait pas lieu d'engager de poursuites judiciaires.

Malgré les noms d'oiseaux échangés dans la campagne entre les deux candidats, le coordonnateur du renseignement américain James Clapper s'est dit mercredi impressionné par la première rencontre à la Maison-Blanche entre l'administration actuelle, et les équipes de Donald Trump et Hillary Clinton.

Interrogé sur ce point, M. Trump a assuré avoir compris, en décryptant leur «langage corporel», que les responsables du renseignement étaient mécontents de la politique menée par M. Obama.

L'émission de NBC a eu lieu au moment où les écarts entre Trump et Clinton dans les sondages se resserrent, Trump dépassant même sa rivale de 2 points dans un sondage CNN/ORC (45% contre 43%).

Le premier face-à-face entre les deux candidats aux parcours et aux styles radicalement différents aura lieu le 26 septembre à l'université Hofstra, dans l'État de New York.

Les deux suivants sont prévus les 9 octobre et 19 octobre.

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