La course présidentielle américaine se resserre

Le candidat républicain à la présidentielle salue des... (photo mike segar, archives REUTERS)

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Le candidat républicain à la présidentielle salue des partisans lors d'un rassemblement de campagne à Canfield, dans l'Ohio, le 5 septembre. Dans un dernier sondage réalisé pour CNN entre le 1er et le 4 septembre, Donald Trump obtient 45% des intentions de vote contre 43% pour son adversaire démocrate.

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Qui succédera à Barack Obama ? Consultez notre dossier sur l'élection présidentielle américaine de 2016. »

Michael Mathes
Agence France-Presse
WASHINGTON

Hillary Clinton et Donald Trump ont multiplié les attaques parfois virulentes mardi en entamant la dernière ligne droite de la course présidentielle qui s'annonce serrée au vu de nouveaux sondages.

Trump a «complètement tort» quand il dit que sa feuille d'impôts n'intéresse pas les Américains, il «a vraiment quelque chose à cacher», a accusé Hillary Clinton en route vers Tampa, en Floride, un État clé («Swing State») qui peut basculer dans un camp ou dans l'autre.

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Clinton est quant à elle «un désastre» tout comme sont des «désastres» l'accord nucléaire avec l'Iran, la Libye, l'Allemagne et la France, a fustigé Trump lors d'une réunion publique en Virginie.

Il a dénoncé la «stupidité des décisions» de sa rivale quand elle dirigeait la diplomatie et du président Barack Obama, qui a contribué selon lui à l'émergence du groupe État islamique.

À neuf semaines du scrutin, Mme Clinton, toujours plombée par des doutes sur son honnêteté a perdu son avance sur le milliardaire, qui lui est à la peine pour séduire les Noirs et les Hispaniques.

Le républicain dépasse même la démocrate de deux points dans un dernier sondage réalisé pour CNN entre le 1er et le 4 septembre (45% des électeurs voteraient pour Trump, 43% pour Clinton) et publié mardi.

«Allergique» à Trump

Plus surprenant, le populiste Trump est jugé plus honnête et digne de confiance que la démocrate (50% contre 35%), empêtrée dans l'affaire de ses courriels. Même les partisans de Clinton doutent davantage de leur candidate que les partisans du bouillonnant candidat, pourtant très fréquemment pris en flagrant délit de mensonge.

Mais d'après un autre sondage réalisé pour le Washington Post dans les 50 États entre le 9 août et le 1er septembre, la démocrate domine dans beaucoup d'endroits y compris des places fortes républicaines même si Trump la distance dans le centre du pays.

Mme Clinton a appelé avec virulence mardi son rival à rendre publique sa déclaration de revenus, une tradition respectée d'habitude par tous les candidats à la présidentielle.

«C'est une question fondamentale dans cette campagne, dont nous allons parler d'une manière ou d'une autre au cours dans 62 prochains jours, car il a vraiment quelque chose à cacher», a déclaré Mme Clinton aux journalistes qui l'accompagnaient dans son avion.

Trump a déjà indiqué qu'il ne publierait ce document que lorsque le service des impôts aurait terminé son audit.

Les deux candidats étaient dans l'Est du pays mardi, après avoir sillonné les terres du nord des États-Unis durant le long week-end de «Labor Day», qui marque aux États-Unis la fin de l'été mais aussi, les années d'élection, l'entrée dans la dernière ligne droite de la campagne.

Clinton a fait ces déclarations aux reporters au lendemain d'une mini conférence de presse dans le même avion, une réponse à ceux qui lui reprochent de n'avoir pas tenu de conférence de presse depuis neuf mois.

Elle a aussi affirmé dans son avion qu'elle allait «mieux» après une grosse toux à Cleveland (Ohio) la veille due à une allergie qui lui a valu des critiques sur sa santé.

Elle a ironisé sur le fait qu'elle était surtout «allergique» à Trump.

Clinton a viré à gauche

Ce dernier a lui aussi lancé une attaque personnelle, reprochant mardi aux médias de n'avoir «jamais couvert l'énorme attaque de toux d'Hillary alors que c'est l'info numéro 1» sur les réseaux sociaux.

«Que se passe-t-il?», s'est demandé le républicain sur Twitter.

Cela fait plusieurs semaines qu'il insinue que la candidate de 68 ans n'est pas physiquement en mesure d'assumer la fonction présidentielle.

En Virginie, il a estimé que Clinton était «un désastre». «Clinton a tellement viré à gauche, elle a tellement été tirée à gauche par Bernie et son mouvement», a déclaré Trump.

Le candidat républicain et son équipe de campagne, toujours imperméable aux critiques, promettent une course serrée d'ici le 8 novembre.

Trump, 70 ans, peine pourtant à séduire les Noirs, en dépit d'une visite dans une église afro-américaine de Detroit samedi. Les non-Blancs votent toujours davantage pour Clinton (à 71%) que pour Trump (18%), selon le sondage CNN.

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