Trump assure qu'il participera aux trois débats présidentiels

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À l'approche du scrutin du 8 novembre, les candidats à la présidentielle savent que le temps est désormais compté.

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Qui succédera à Barack Obama ? Consultez notre dossier sur l'élection présidentielle américaine de 2016. »

Michael Mathes
Agence France-Presse
New York

Hillary Clinton et Donald Trump sont repartis lundi à l'assaut des électeurs, affichant leur détermination à deux mois de l'élection qui doit désigner le successeur de Barack Obama à la Maison-Blanche.

Le long week-end de «Labor Day» marque traditionnellement aux États-Unis la fin de l'été, mais aussi, les années d'élection, l'entrée dans la dernière ligne droite de la campagne.

À l'approche du scrutin du 8 novembre, et avec le début imminent des opérations de vote anticipé dans plusieurs États (Minnesota et Dakota du Sud dès le 23 septembre), les candidats à la présidentielle savent que le temps est désormais compté.

«Je suis prête, plus que prête!», a lancé tout sourire Hillary Clinton, toujours en tête dans les sondages nationaux, en allant saluer les journalistes qui voyageaient pour la première fois dans le même avion qu'elle.

Son rival républicain, qui avait, une fois n'est pas coutume, invité quelques journalistes à le rejoindre dans son avion, a affiché sa confiance pour les débats à venir.

«Je me prépare comme pour les autres débats (lors des primaires républicaines, NDLR), (...) cela s'était bien passé pour moi», a expliqué le magnat de l'immobilier, assurant, après avoir laissé planer le doute, avoir bien l'intention de participer aux trois rendez-vous (26 septembre, 9 et 19 octobre).

Comme pour mieux marquer le contraste avec sa rivale, le candidat républicain, à la traîne dans les sondages, a assuré qu'il comptait d'abord sur sa spontanéité. «J'ai vu des gens tellement se préparer que lorsqu'ils arrivent devant les caméras, ils ne peuvent plus dire un mot», a-t-il affirmé.

Symbole de l'intense bataille que vont se livrer Clinton et Trump dans les ultimes semaines de campagne, les avions des deux candidats se sont retrouvés au même moment sur l'aéroport de Cleveland dans l'Ohio, l'un des États-clés («Swing State») du scrutin présidentiel.

Dans cet ancien coeur de l'industrie américaine où les perspectives d'emplois sont limitées et où les salaires stagnent, Trump espère mobiliser «des électeurs qui ne votaient pas traditionnellement républicain ou qui n'ont pas voté depuis longtemps», selon les termes de son directeur de campagne Kellyanne Conway.

Floride, Caroline du Nord

Peu avant l'atterrissage à Cleveland, la candidate démocrate s'est déclarée «heureuse» de se déplacer enfin avec les journalistes.

«J'attendais ce moment», a assuré celle qui fait l'objet de critiques récurrentes pour son refus catégorique d'organiser des conférences de presse (la dernière remonte à décembre 2015).

L'ancienne secrétaire d'Etat se rendra en Floride (Tampa) mardi puis en Caroline du Nord (Charlotte) jeudi, deux États qui, comme l'Ohio, pourraient s'avérer cruciaux pour désigner le 45e président de l'histoire des États-Unis.

Si la démocrate continue de dominer dans nombre d'États-clés - de huit points en Pennsylvanie et de quatre points en Caroline du Nord, selon un sondage CBS -, d'autres études ont montré que l'avance acquise après les conventions de juillet s'était érodée.

Le scandale de sa messagerie privée - utilisée au lieu d'un compte officiel lorsqu'elle dirigeait la diplomatie de 2009 à 2013 - continue de la poursuivre.

Les critiques de Donald Trump contre Hillary Clinton ont été relancées vendredi par la publication par le FBI de documents relatifs à ses investigations dans l'affaire du serveur privé.

Selon les 58 pages publiées, dont 14 sont caviardées, elle a expliqué à la police fédérale qu'elle ignorait que l'annotation «C» figurant sur certains documents signifiait «confidentiel».

«Soit elle était la secrétaire d'État la plus bête de l'histoire des États-Unis, soit c'est une menteuse», a lâché Rudy Giuliani, ancien maire de New York et proche de Donald Trump.

Hillary Clinton, de son côté, continue de dépeindre le magnat de l'immobilier comme un homme trop impétueux et intolérant pour assumer la fonction suprême.

«Donald Trump veut que nous lui fassions confiance? C'est une blague?», a lancé son colistier Tim Kaine, présent au côté de la candidate lundi.

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