La famille Kennedy critique Trump pour ses propos liés au port d'arme

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Le candidat républicain à la présidentielle, Donald Trump

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Agence France-Presse

Des membres de la famille Kennedy se sont joints jeudi au torrent de critiques déclenché par le candidat républicain à la présidentielle américaine Donald Trump, qui a plaisanté «sur la possibilité d'un assassinat politique».

Dans une tribune publiée jeudi dans le Washington Post, William Kennedy Smith et Jean Kennedy Smith ont estimé que le «discours sombre et insultant» de Donald Trump devrait le disqualifier pour la Maison-Blanche.

«La violence politique est le plus grand de tous les péchés civiques», estime le duo, respectivement le neveu et la soeur du président démocrate John F. Kennedy, assassiné en 1963, et du sénateur Robert Kennedy, tué en 1968 pendant la campagne des primaires présidentielles.

«Aujourd'hui, près de 50 ans plus tard, les mots ont toujours de l'importance», écrivent-ils.

«C'est par conséquent avec un réel sentiment de tristesse et de révulsion que nous avons écouté (Trump) lorsqu'il a évoqué les options à disposition des «partisans du deuxième amendement», une remarque largement interprétée, et nous pensons à raison, comme une référence à peine voilée ou une «plaisanterie» sur la possibilité d'un assassinat politique», relève leur texte.

Donald Trump a laissé entendre mardi que seuls les défenseurs du port d'arme étaient à même de stopper son adversaire démocrate Hillary Clinton ou les juges qu'elle pourrait nommer à la Cour suprême américaine, provoquant un nouveau tollé.

Cette déclaration a été interprétée par de nombreux médias et observateurs comme un appel à user de la violence.

Des proches de responsables politiques américains assassinés ou blessés dans des tentatives d'assassinat ont également vivement réagi.

Bernice King, fille du défenseur des droits civils Martin Luther King Jr., tué deux mois avant Robert Kennedy, a qualifié mardi sur Twitter les propos du milliardaire de «déplaisants, dérangeants et dangereux».

Patti Davis, fille du président républicain Ronald Reagan, blessé lors d'une tentative d'assassinat en 1981, a adressé une lettre ouverte cinglante à l'homme d'affaires.

«Votre commentaire désinvolte et effrayant sur les «partisans du deuxième amendement» a été entendu dans le monde entier», a-t-elle écrit dans cette lettre postée sur sa page Facebook.

Ces propos ont été entendus «par des gens sains d'esprit et décents qui ont frémi de votre affection pour la violence verbale», et par des partisans de Trump en colère qui crient «enfermez-là» au sujet de Mme Clinton, a poursuivi Patti Davis.

«Ils ont été entendus par la personne assise seule dans une pièce, enfermée dans son propre imaginaire sombre, qui considère la violence excessive comme une façon d'apposer sa marque sur le monde et qui cherche juste des idées» pour passer à l'action, a-t-elle dénoncé.

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